Le regroupement des propriétaires de taxi de Montréal (RPTM) fera une sortie publique cette semaine pour «éclaircir et mettre à jour» leur position sur le dossier du transport illégal à Montréal.

Sans pointer du doigt seulement UberX, qui a fait les manchettes récemment, le RPTM déplore que certains contrevenants ne respectent pas la loi qui protège l’industrie du taxi. Le maire de Montréal, Denis Coderre et le ministre des Transports, Robert Poëti, ont déjà dénoncé UberX, qualifiant le service de «transport illégal». «Mais qu’est-ce qui se fait actuellement pour arrêter les gens qui sont dans l’illégalité ?», a dénoncé à Métro Kamal Sabbah, représentant du RPTM. Sur son site internet, le regroupement annonce avoir envoyé des lettres aux représentants du gouvernement pour demander «l’augmentation des amendes et l’autorisation au [Bureau du taxi de Montréal] à saisir les voitures illégales», mais ses administrateurs «constatent la lenteur dans le traitement du dossier».

Actuellement, la saisie des véhicules faisant du transport illégal est faite par les inspecteurs du Bureau du taxi, mais pour ce faire, ils doivent contacter les policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), ce qui ralentit les procédures.

Le ministre Poëti a confirmé à la mi-décembre que les démarches étaient en cours pour changer la réglementation afin de permettre aux enquêteurs du Bureau du taxi de saisir les voitures UberX. La requête doit d’abord passer par plusieurs comités d’étude, mais le ministre estime que les changements pourraient être adoptés dès la prochaine session parlementaire.

UberX a récemment imposé à ses chauffeurs une inspection annuelle obligatoire de leur véhicule par un mécanicien certifié. Le ministre Poëti a soutenu que cet ajout ne donne pas pour autant un statut légal à UberX.

UberX permet à tout propriétaire d’une voiture âgée de moins de 10 ans à postuler et devenir un chauffeur de l’entreprise autorisé à recevoir des clients et à facturer ses courses.

Source: journalmetro.com
 
 
Les coopératives de taxis de la région de Québec s'associent pour lancer la nouvelle application mobile Taxi Coop. L'objectif est de répondre aux besoins de la clientèle qui souhaite de plus en plus commander leur taxi directement en ligne.

Pour l'industrie de taxi de la région, c'est aussi une offensive pour contrer l'éventuelle venue d'Uber, une entreprise technologique controversée qui concurrence l'industrie des taxis dans plusieurs grandes villes du monde comme Montréal.

« C'est une application qui répond aux besoins de la clientèle qui utilise des téléphones intelligents. C'est une application rapide, facile à utiliser, facile à downloader », explique le président de Taxi Coop, Abdallah Homsy.

Ce dernier souligne que « la beauté de la chose » est que toutes les coopératives de taxi de la région, habituellement en concurrence, ont travaillé de concert pour offrir un meilleur service.

« Avec cette application, peu importe où que vous soyez dans la ville de Québec, en pesant sur le bouton, la bonne voiture, légale, va venir vous prendre sur place », insiste M. Homsy.

Service « intelligent »

Le fonctionnement est très simple : le client lance l'application, puis celle-ci géolocalise sa position. Après avoir confirmer l'exactitude de l'adresse, il peut ensuite ajouter des spécifications à sa commande comme le type de paiement ou de véhicule, etc. Le taxi disponible le plus proche sera mis rapidement à sa disposition.

La nouvelle application Taxi Coop informera ensuite l'utilisateur avec beaucoup de précision. Un kilomètre avant l'arrivée de la voiture, le client sera avisé que le taxi s'en vient ou qu'il se trouve à sa porte. « C'est ça la beauté du produit », affirme Abdallah Homsy.

L'application Taxi Québec 5191, version améliorée

Le président de Taxi Coop affirme que l'application Taxi Québec 5191 a été très utilisée, mais elle avait ses limites. « Alors on s'est regroupé avec les autres compagnies et on s'est demandé : comment on peut partager ce qu'on a déjà développé? »Selon lui, le résultat est « un bijou en soi, une révolution ». Avec la nouvelle application, Taxi Coop prévoit séduire les personnes âgées de 35 à 40 ans, mais aussi les jeunes.

« Aujourd'hui, le client demande ce genre de produit là et si l'industrie veut se développer pour répondre à sa clientèle, c'est ça. Aujourd'hui, il faut qu'on soit des innovateurs », affirme M. Homsy.

Une application mobile pour les restaurateurs est aussi en développement, elle permettra de commander plus d'une voiture taxi à la fois.

Source: radio-canada.ca
 
 
Un déplacement avec UberX pourrait bientôt coûter parfois deux fois, voire quatre fois plus cher qu’à l’habitude, avec l’instauration aujourd’hui des prix dynamiques (price surge en anglais) à Montréal, selon ce qu’a annoncé par courriel l’entreprise américaine à ses chauffeurs montréalais plus tôt ce matin.

Arrivé à Montréal cet automne, Uber X est un service concurrent au taxi, qui permet grâce à une application mobile de monter à bord d’une voiture privée le temps d’un trajet.

Si Uber X permet en temps normal d’économiser environ 30% par rapport au prix d’un taxi régulier, les prix dynamiques devraient changer la chose lorsque la demande pour une voiture Uber X sera forte.

« Lorsque la demande est très forte et qu’il n’y a pas assez de partenaires Uber en ligne, le mécanisme des prix dynamiques s’active et les tarifs augmentent », explique Uber Montréal dans son courriel. « Vous pouvez donc gagner plus d’argent pour chacune des courses que vous effectuées (SIC) dans les zones désignées ».

Sur son site web, Uber mentionne évidemment plutôt les avantages pour les utilisateurs, en affirmant que « la tarification dynamique (ou majoration tarifaire) s’active automatiquement dans le but d’encourager plus de chauffeurs à aller sur la route pour ainsi s’assurer que les utilisateurs aient accès à une course au moment où ils en ont le plus besoin ».

Ces prix dynamiques peuvent être activés pour quelques minutes seulement ou pour plus longtemps, et ce, dans certaines zones uniquement. Un trajet à partir du centre-ville de Montréal un vendredi soir pourrait par exemple coûter 1,5x le prix habituel, mais pas à partir du Plateau Mont-Royal.

Si le mécanisme devrait plaire aux chauffeurs montréalais d’UberX – la compagnie a d’ailleurs qualifié l’annonce d’ «excellente nouvelle» dans son courriel – celle-ci pourrait faire rager certains utilisateurs.

Heureusement, la majoration tarifaire est annoncée à l’avance d’une façon évidente, et lorsque la hausse est supérieure à deux fois, l’usager doit entrer le chiffre manuellement dans l’application afin de montrer qu’il a bien saisi le message. Mieux vaut bien calculer l’impact de la hausse sur le déplacement par contre, car une course de 20$ avec une hausse de quatre fois coûte quand même 80$, soit beaucoup plus qu’avec un taxi régulier. Notons que cette course fictive est d’ailleurs l’exemple donné par Uber dans le courriel envoyé à ses chauffeurs.

Les prix dynamiques ne s’appliquent évidemment pas au service Uber Taxi, qui permet pour sa part d’appeler des chauffeurs de taxi réguliers qui doivent quant à eux respecter la tarification imposée par la loi.

Source: journalmetro.com
 
 
QUÉBEC - Le service de covoiturage Uber a commencé à recruter des chauffeurs à Québec, ce qui laisse croire à un lancement à court terme dans la Capitale. La nouvelle est bonne pour les consommateurs, qui auront droit à une alternative fiable et moins coûteuse aux taxis traditionnels. Mais pour ces derniers, qui crient à la concurrence déloyale, c’est un cauchemar qui se concrétise.
 
L’entreprise californienne connaît une croissance phénoménale dans le monde depuis 2009 et est maintenant implantée dans 250 villes. Elle connaît un engouement incontestable à Montréal depuis son lancement en novembre 2013. Son arrivée à Québec était écrite dans le ciel; ce n’était qu’une question de temps.
 
Uber s’annonce de la façon suivante dans des publicités ciblées sur Facebook : «Gagnez jusqu’à 20$ par heure en conduisant à Québec et créez votre propre horaire. Devenez un partenaire uberX! Cliquez ici et appliquez dès aujourd’hui.»
 
Un lien mène ensuite sur une page qui détaille les trois mêmes services déjà implantés à Montréal et à partir de laquelle les chauffeurs intéressés peuvent remplir un formulaire de candidature pour Québec. Ces trois services sont uberX, le service de base et le moins coûteux d’Uber, qui met en lien les clients potentiels avec les chauffeurs d’Uber, UberBERLINE, qui fonctionne sous le même principe, mais avec des voitures de luxe, et UberTAXI, qui met en lien des clients avec des chauffeurs de taxi traditionnels.
 
Gatineau, Sherbrooke et Saguenay
 
UberX accueille aussi les candidatures de chauffeurs pour Gatineau, Sherbrooke et Saguenay. Les chauffeurs professionnels seulement (uberBLACK) peuvent s’inscrire à Trois-Rivières.
 
À peu près partout où Uber s’implante, y compris à Montréal, le service soulève l’indignation des chauffeurs de taxi traditionnels qui y voient une concurrence déloyale puisque ces derniers, contrairement à Uber, sont encadrés par une flopée de lois et de règlements et doivent payer une licence qui peut coûter, à Québec, plus de 100 000 $.
 
Uber est illégal en Espagne, en Corée du Sud et à New Delhi, en Inde, et a eu des démêlés avec la justice de plusieurs pays. La société, soutenu financièrement entre autres par les géants Google et Amazon, a investi des milliards pour développer ses affaires, et a amplement les moyens de se défendre.
 
Critiques
 
Uber est aussi critiqué quant à la sécurité des passagers, et la sécurité des données confidentielles recueillies. Le service a aussi quadruplé les factures lors de la prise d’otage à Sydney, suscitant un tollé. Les tarifs ont aussi été fortement augmentés lors de la soirée du Nouvel An à Ottawa. Le maire de Montréal Denis Coderre est d’avis qu’Uber est illégal,
 
Le ministre des Transports du Québec, Robert Poëti  aussi qualifié UberX de «transport illégal». Ce dernier s’est dit prêt à augmenter les pouvoirs des inspecteurs du Bureau du taxi de Montréal pour saisir les voitures d’UberX. Notons que Montréal est la seule ville dotée d’un tel bureau et que les voitures des autres villes relèvent directement du Ministère. La loi qui régule de transport par taxi au Québec pourrait être mise à jour à la prochaine session parlementaire.
 
C’est quoi, Uber?
 
Uber n’est pas un service de taxi traditionnel. C’est en fait une application mobile qui présente une carte de la ville dans laquelle on se trouve l’emplacement des voitures Uber disponibles. Le client peut aussi voir qui est au volant, le genre de voiture, etc. Ce dernier choisit sa voiture, indique sa destination et paie la course d’avance dans l’application. Pas besoin de central de répartition. Pas besoin de garder des sous dans la voiture, ni de machine Interac. Uber empoche 15 % de la transaction mais malgré tout, le total est en moyenne 30% moins cher que la même course en taxi ordinaire, selon les prétentions de l’entreprise.

Source: journaldequebec.com
 
 
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Photo: TC Media - Christian Lepage François Cyr, président de Radio Taxi Union, se prépare à l’arrivée d’Uber sur la Rive-Sud.
La firme Radio Taxi Union, gestionnaire de 15 des 18 permis de taxi en opération à Boucherville, craint l’arrivée d’UberX, un nouveau service de covoiturage commercial.

Le service Uber est une application téléchargeable sur un téléphone intelligent qui met en contact des clients et des taxis. UberX, de son côté, met ces mêmes clients en contact avec des automobilistes qui se transforment en chauffeurs de taxi d’occasion, souvent pour arrondir leurs fins de mois.

Même si le phénomène ne semble pas avoir gagné la Rive-Sud pour le moment, contrairement à Montréal, les compagnies de taxis grincent des dents.

«C’est certain que c’est inquiétant. Ce qui nous fait encore plus peur qu’Uber, c’est UberX, qui fait croire à tout le monde qu’ils ont le droit de s’improviser chauffeur de taxi», affirme François Cyr, président de Radio Taxi Union.

M. Cyr soutient que son entreprise garde l’œil ouvert afin de débusquer ces chauffeurs de taxi improvisés. «Faire du transport de personnes sans permis, c’est illégal au Québec», clame M. Cyr, qui dit avoir dénoncé, l’an dernier, une vingtaine de chauffeurs illégaux.

Une arrivée destructrice

Le propriétaire de Boucherville Taxi Service, Kamep Atoui, est du même avis. «UberX, ça peut détruire l’industrie du taxi à Boucherville demain matin. Nous travaillons déjà de nombreuses heures pour arriver à obtenir un salaire décent.»

M. Atoui estime que faire affaires avec UberX n’est pas sans risque. «Moi, à Boucherville, j’ai ma clientèle. Les gens me connaissent et restent fidèles. Avec ce transporteur, le client ne connaît pas le chauffeur et ça pourrait être dangereux.»

Tout comme à Montréal, les chauffeurs de taxi de la Rive-Sud verseront 5$ par mois, dès janvier 2015, pour que leur regroupement puisse mieux faire face à Uber.

«C’est une façon de nous préparer, de permettre à nos représentants de visiter chaque région du Québec pour les informer. Nous ne nous attaquerons pas directement à Uber, mais plutôt aux chauffeurs illégaux», promet le président de Radio Taxi Union.

Montréal d'abord

La Rive-Sud intéresse Uber, mais l'entreprise affirme se concentrer plus spécifiquement sur la Ville de Montréal actuellement.

«C'est certain qu'on désire faire croître notre service partout au Québec au cours des prochaines années. Mais pour le moment, notre objectif est d'augmenter la business à Montréal», affirme Xavier Van Chan, porte-parole d’Uber Montréal.

M. Van Chan ne croit pas que le service de covoiturage citoyen UberX affaiblira l’industrie du taxi. «Ça ne nuira pas aux taxis. On pense plutôt que ça va permettre d'accroître et de valoriser la demande de transport collectif dans son ensemble, incluant le transport en commun et les taxis. Sur la Rive-Sud, l’industrie du taxi n'a pas changé son modèle de transport depuis des décennies. C'est normal qu'elle éprouve une certaine inquiétude.»

Le porte-parole d’Uber espère beaucoup d’une rencontre tenue récemment avec le ministre des Transports, Robert Poëti, pour faire changer les choses.

Source: la-seigneurie.qc.ca
 
 
Alors que le temps des fêtes bat son plein, les chauffeurs de taxi montréalais font pour la première fois face à la concurrence d’UberX. Lancé à Montréal le 29 octobre dernier, le service permet aux Montréalais de retenir les services d’un chauffeur dénué de permis de taxi à partir de l'application mobile d'Uber. En un sens, le service est similaire à celui offert depuis des années par l’Opération Nez rouge, à la différence près que les chauffeurs d’UberX ne sont pas bénévoles et qu’ils continueront à faire le taxi lorsque les sapins de Noël seront sur le bord du chemin.

Pour le consommateur, le bénéfice d’UberX est évident. En utilisant le service, le consommateur peut réaliser une économie d’environ 17% (sans tenir compte du pourboire), selon un calcul sommaire que j’ai effectué, lequel est basé sur une seule course. Le pourcentage d’économie peut varier d’une course à l’autre, puisque la méthode de calcul d’UberX diffère de celle en vigueur à Montréal.

Pour ceux que ça intéresse, UberX charge un prix de base de 2,75, un frais de sûreté de 1 $, de même que 0,40 $ par minutes de trajet et 0,90 $ par kilomètre. Du côté des taxis, on parle d’un prix de base de 3,45 $, de 1,70 $ par kilomètres et de 0,63 $ par minute d’attente (donc, on ne paie pas ce frais lorsque le taxi est en mouvement).


Au-delà du consommateur, la société entière y gagne elle aussi à plusieurs égards. D’une part, la baisse des tarifs de transport individuel devrait rendre la possession d’une voiture moins attrayante dans une ville comme Montréal. D’autre part, l’utilisation de voitures existantes pour effectuer des courses de taxi devrait aussi contribuer (à plus long terme) à diminuer la taille du parc automobile montréalais.

Même si je suis un utilisateur relativement assidu d’Uber et de taxis en général, je dois avouer avoir commandé un UberX pour la première fois dimanche dernier. Je l’ai fait parce que le temps d’attente pour un UberX était, pour la première fois dans mon cas, le même que pour un Uber tout court (un taxi). Or, lorsque je prends le taxi, c’est généralement parce que je suis pressé et attendre 10 minutes de plus est rarement une option. Si c’en était une, je prendrais le métro. 

Le chauffeur qui m’a été attribué m’a confié avoir un autre emploi et ne faire que quelques heures par semaine d’UberX, de manière à meubler son temps entre ses rendez-vous. Il ne connaissait toutefois pas les rues de Montréal comme un chauffeur de taxi, mais le GPS de son téléphone comblait cette lacune. C’est peut-être même un avantage, puisque plusieurs chauffeurs de taxi utilisent leur connaissance de la ville pour emprunter des chemins plus longs.


 
 
Jasmin Lavoie) L'implantation d'UberX à Montréal a déjà des impacts «potentiellement destructeurs» sur l'industrie, selon le nouveau président de l'Association haïtienne des travailleurs du taxi, Stanley Bastien. Le président du plus important regroupement de chauffeurs et propriétaires de l'île affirme que le prix du permis de taxi est en chute libre, «d'un minimum de 20%» depuis le lancement de l'application à la fin du mois d'octobre.

Selon lui, la venue d'UberX sur le marché rend les banques «plus frileuses». Elles hésiteront à prêter de l'argent à ses membres qui souhaitent acheter un permis. Ce dernier est obligatoire pour tout travailleur souhaitant utiliser son véhicule comme taxi. «S'il fallait que le permis de taxi plante, que des gens perdent leur travail, plus de 4000 familles pourraient en subir les conséquences», estime celui qui représente plus de 3500 chauffeurs et propriétaires. Les détenteurs de permis voient celui-ci comme un investissement qu'ils peuvent revendre à un autre travailleur à la fin de leur carrière.

Ces préoccupations sont aussi partagées par Max-Louis Rosalbert, président du regroupement des propriétaires et chauffeurs de taxi de Montréal, l'autre association majeure sur le territoire. Selon lui, les travailleurs «sont plus nerveux» depuis l'arrivée de la société américaine.

«Il y a plusieurs de mes membres qui pensent à se défaire de leur permis», avance Max-Louis Rosalbert en entrevue à La Presse. Pour lui, cette situation crée un déséquilibre entre l'offre et la demande des licences, ce qui en fait diminuer la valeur sur le marché. Le prix d'un tel permis est évalué à environ 190 000$. Stanley Bastien pense que les perturbations actuelles doivent amener les travailleurs à innover pour rester compétitifs.

Il affirme que le service «inégal» offert par quelques chauffeurs nuit à la crédibilité de l'industrie et profite à des entreprises comme Uber. Le représentant se dit d'ailleurs intéressé par la proposition de l'entrepreneur Alexandre Taillefer. L'homme d'affaires souhaite regrouper les taxis sous une seule société ultramoderne pour faire concurrence au géant du transport.

Des réticences

Le président de l'Association haïtienne des travailleurs du taxi émet en revanche certaines réserves sur l'initiative de M. Taillefer, puisqu'elle n'explique pas clairement ce qui se passerait avec la valeur des permis des propriétaires.

«Le but de la coop est intéressant, mais dans la mesure où les propriétaires ne perdent pas leur investissement», soutient M. Bastien. Le nouveau président précise ne pas avoir de problème avec Uber, l'autre application lancée par l'entreprise californienne.

Il critique aussi le gouvernement qui, pense-t-il, met du temps à légiférer pour empêcher ce «transport illégal» que représente à ses yeux UberX. L'application permet à presque n'importe quel Montréalais de se transformer en chauffeur de taxi et d'offrir ses services sans se soumettre aux règles en vigueur établies par l'industrie.

En entrevue à La Presse la semaine dernière, le ministre des Transports Robert Poëti affirmait pourtant que les chauffeurs utilisant UberX s'exposeraient bientôt à voir leur voiture saisie par les inspecteurs du Bureau du taxi.

Le directeur général d'Uber Montréal, Jean-Nicolas Guillemette, croit qu'au-delà des chauffeurs qui se plaignent, son nouveau produit permet surtout de «répondre à un besoin» négligé au cours des dernières années par l'industrie. «On entend les chauffeurs de taxi se plaindre, mais on n'entend pas les citoyens». M. Guillemette a rencontré Robert Poëti plus tôt cette semaine pour lui proposer des solutions afin de s'assurer de la légalité de son service.

Unir les associations pour se défendre

Stanley Bastien souhaite aussi «restructurer» l'Association haïtienne des travailleurs du taxi. Pour l'instant, le chauffeur ou propriétaire membre doit obligatoirement être d'origine haïtienne.

Il pense que cette règle est archaïque et qu'elle doit être modifiée pour accepter «tout le monde» sans discrimination. «L'industrie du taxi n'a pas de race. Nous n'avons plus les problèmes de 1982 où il y avait des problèmes de racisme.» Il aimerait aussi fusionner ou associer son organisation à celles qui sont similaires à Montréal. Il pense que les problèmes «majeurs» auxquels fait face l'industrie du taxi nécessitent une plus grande solidarité entre les chauffeurs et propriétaires et que cela permettrait aux travailleurs d'avoir un plus grand rapport de force.


Source: lapresse.ca
 
 
Ça se passe en France, au 19e siècle. Un jour, les fabricants de chandelles déposent une pétition à la chambre des députés. Leur exigence : qu'on ordonne la fermeture des fenêtres par lesquelles la lumière du jour entre dans les maisons. L’État, disent-ils, doit les protéger de la compétition ruineuse d'un rival plus performant qu'eux : le soleil...

Par cette boutade, l’économiste Frédéric Bastiat voulait démontrer que les partisans de l'intervention de l'État dans l'économie ont souvent pour but premier de préserver les avantages d’un groupe particulier. Malheureusement, cette habitude persiste. Même ici à Montréal. 

Uber, notamment, fait peur à l'industrie du taxi. Ce service citoyen permet aux chauffeurs de taxi de trouver des clients plus rapidement et, à d’autres, d’offrir ce service lorsqu’ils ont des heures disponibles. Des gens d’horizons divers offrent ce service à temps partiel pour arrondir leurs fins de mois, ou à la suite d’une perte d’emploi. Certains le font à temps plein, dont plusieurs chauffeurs de taxi.

Sauf que le lobby de l’industrie du taxi déploie des efforts pour nuire à Uber, et ça semble fonctionner. Le ministre des Transports affirmait cette semaine qu’il ira jusqu’à faire saisir les voitures des chauffeurs d'UberX (un service similaire) circulant à Montréal, qualifiant ce service de transport « illégal ».

On peut comprendre l’industrie d’être nerveuse : les usagers d’Uber (et UberX) profitent de trajets beaucoup moins chers que le taxi. Ils ont plus de choix, et obtiennent un meilleur service. Tout ça de façon simple, à partir de leur téléphone intelligent. En plus, c’est bon pour l’environnement. Uber encourage les consommateurs à abandonner l’automobile pour faire du covoiturage, ce qui aide à réduire d’environ 40 % le nombre total de kilomètres parcourus, la fréquence des embouteillages et les émissions polluantes. (Document PDF)

Voilà donc une innovation utile pour les consommateurs – comme en témoignent les dizaines de milliers d’usagers qui utilisent Uber à toutes les semaines à Montréal –, bonne pour l’environnement et qui, pour faire changement, n’impose pas une nouvelle taxe aux contribuables!

Contre la volonté des consommateurs

Mais les lobbies de l’industrie du taxi crient à la concurrence déloyale. Et le gouvernement préfère écouter lobbys qu’écouter les consommateurs. Ces derniers souhaitent pourtant utiliser Uber, tout comme des centaines de milliers d’usagers dans 250 villes à travers le monde où ce service est présent.

C’est pourtant un combat perdu d'avance (comme la plupart des combats contre de nouvelles technologies). Le premier ministre Couillard lui-même a déjà dit que vouloir résister  aux phénomènes numériques équivaudrait, pour le Québec, à tenter de se mettre dans le milieu du Saint-Laurent pour en arrêter les flots. Et que des services comme Uber, ou même Netflix pour la vidéo, sont des phénomènes de société irréversibles. Peut-être le premier ministre et le ministre des transports devraient-ils se parler?

Compenser les chauffeurs

En ce moment, il est impossible d’entrer dans l’industrie du taxi sans acquérir un permis ou en louer un d’une personne qui en est détentrice. À Montréal, le prix d’un tel permis est d’environ 200 000 $. La popularité des applications de covoiturage comme Uber fait diminuer la valeur de ces permis, et cela représente un réel problème pour les chauffeurs de taxi qui comptent sur leur permis pour garantir leurs vieux jours.

Mais la solution n’est pas d’empêcher le progrès. L’IEDM proposait plutôt, dans une publication récente, d’indemniser partiellement les chauffeurs de taxis dont la valeur des permis diminuerait (par exemple en en fonction du montant original payé par el détenteur du permis, la durée pendant laquelle il l’a détenu, etc.) Non seulement cela réduirait l’opposition à l’innovation que représente Uber, mais cela aurait aussi comme effet d’éviter aux plus jeunes qui tentent de percer dans l’industrie d’être accablés d’une lourde dette, et leur permettrait d’être plus compétitifs.

L’industrie du taxi se transforme sous nos yeux grâce à la technologie. Les gouvernements peuvent prendre des mesures pour éviter de faire des détenteurs de permis des laissés-pour-compte, mais ils doivent avant tout tenir compte des bénéfices que ces entreprises innovantes produisent pour l’ensemble des citoyens.

Source: journaldemontreal.com
 
 
Since the mobile taxi service launched in Montreal last year, politicians have called it illegal

Uber Montreal executives met Tuesday with the Quebec Transport Ministry, saying they want the company to be legally recognized in the province.

Uber is an application where you can order a taxi from any service straight from your mobile phone, allowing cab drivers who sign up to pick up additional fares they may not get through a dispatch company.

The mobile app launched in Montreal nearly a year ago. Since then, both the provincial government and the mayor of Montreal have called Uber illegal and threatened to shut it down.

Elsewhere in Canada, the legality of Uber has been challenged in court— something Uber Montreal is trying to avoid.

After Uber met with the ministry, Transport Minister Robert Poëti said there is a chance Uber could operate in the province.

“It was a positive meeting because they are asking to be regulated and they wanna talk with me to say, ‘How can we be regulated with the type of business we have?’” Poëti said.

But Poeti isn't as optimistic about another of the company`s services —​ uberX.

UberX allows drivers not licensed to operate as cab drivers the ability to use their own car to pick up passengers.

“You cannot just decide that you are going to do something because you are nice and make a business with it and not follow the rules. So that’s going to be harder. That’s for sure,” Poëti said.

Uber says its uberX service costs users between 20 and 30 per cent less than a standard cab fare. The company takes 20 per cent of the fare, leaving the rest to the driver. Users' credit cards are automatically charged through the app — tip included — meaning no cash exchanges hands.

Abdallah Mohamed Sseid, an uberX driver in Montreal, says the government should allow the service.

“I think right now we cannot do anything against technology. Technology is making our life better. It's making life very safe for the driver and the client.”

Taxi companies say they are opposed to any form of Uber in Quebec.

“They ought to do things legally, if they want to be here in Montreal to serve the customers, so they could do the same things as us,” taxi driver Silbert Desirê said.

Poëti says he will continue to meet with Uber to work out a solution.

Source: cbc.ca
 
 
Les dirigeants sur service de transport de personnes nouveau genre ont rencontré le ministre Robert Poëti pour que leurs activités ne contreviennent pas à la législation québécoise.

En service à Montréal depuis bientôt un an, l’application Uber – qui offre à ses utilisateurs d’obtenir et de payer un transport vers la destination de leur choix – suscite la grogne des opérateurs de taxi montréalais depuis plusieurs mois. Si bien que le service, dont la légalité a été critiquée à plusieurs reprises par le maire de la métropole Denis Coderre, se retrouve aujourd’hui face à des menaces de poursuite judiciaire.

Uber, dont la légalité du service a été critiquée à plusieurs reprises par le maire de la métropole Denis Coderre, se retrouve aujourd’hui face à des menaces de poursuite judiciaire.

Ailleurs au Canada, la légalité d’Uber a d’ailleurs été contestée devant les tribunaux – une situation qu’Uber Montréal souhaite éviter à tout prix.

Suite à sa rencontre avec les dirigeants de l’entreprise, le ministre des Transports s’est montré ouvert à la proposition, sans toutefois avantager Uber pour autant. Interrogé par Radio-Canada, Robert Poëti a déclaré : «Lorsque quelqu’un vient vous voir et vous dit : “Écoutez, on est une nouvelle technologie et une nouvelle forme d’entreprise qui vient vous demander conseil. Est-ce qu’on pourrait d’une certaine façon être capable d’entrer dans la loi?” Je crois que de claquer la porte [démontrerait] une fermeture qui n’est pas correcte.»

L’optimisme de Poëti est néanmoins bien mince à l’égard d’un terrain d’entente au sujet d’UberX, la déclinaison bon marché du service de transport d’Uber.

«Vous ne pouvez pas décider que vous allez faire quelque chose parce que vous êtes gentil et de monter une entreprise sur celle-ci sans suivre les règles», a expliqué le ministre à la CBC. «Ce sera donc plus difficile [à ce niveau], ça va de soi.»

Le PDG de Taxi Diamond, Dominique Roy, a sans surprise été sévère à propos de son concurrent. «Uber travaille à Montréal depuis un an de façon illégale, et aujourd’hui, il demande à modifier la réglementation pour se rendre légal», raconte Roy. «Je trouve ça vraiment indécent de leur part, mais c’est leur mode d’opération.»

Au début de la semaine, le ministère de l’Intérieur français a annoncé que l’application UberPOP, l’offre payante de transport entre particuliers proposée par Uber, sera interdite au pays selon une nouvelle loi qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain.

Source: branchez-vous.com