Point de presse de Mme Martine Ouellet, porte-parole de l'opposition officielle en matière de transports, de stratégie maritime et d'électrification des transports

UberX offre un service de type taxi mais, contrairement aux chauffeurs de taxi, il le fait sans le permis d’une valeur de près de 200 000 $, sans payer les taxes ni les impôts, et sans respecter les règlements. Voilà qui explique, en grande partie, pourquoi le service est moins cher. Il s’agit d’une concurrence déloyale pour les chauffeurs de taxi du Québec; le gouvernement doit les protéger.

Source: assnat.qc.ca
 
 
Des chauffeurs de taxi et Montréal pressent Uber de demander une licence pour devenir une compagnie de taxi en bonne et due forme, pour cesser d'opérer illégalement.

Quelques dizaines de taxis ont bruyamment manifesté leur mécontentement mardi devant l'hôtel de Ville et les bureaux du ministre des Transports, Robert Poëti. Ils demandent plus d'actions des élus contre UberX et pensent qu'Uber doit respecter les règles.

«Au lieu d'entrer par la porte arrière, Uber aurait dû demander une licence. La loi est claire pour faire une compagnie de taxi», a affirmé l'organisateur de la manifestation, Hassan Kattoua.

Comme à Toronto
Uber a demandé récemment une licence à la ville de Toronto pour exploiter un service de taxi.

«Nous espérons que ce geste sera contagieux», souligne Aref Salem, responsable du transport au comité exécutif de Montréal.

De son côté, le chef des communications d'Uber Canada, Xavier Van Chau, affirme que l'entreprise est ouverte à la discussion.

Source: tvanouvelles.ca
 
 
Des chauffeurs de taxi sont mécontents contre Uber, qui leur fait perdre des clients, alors que d’autres l’utilisent pour arrondir leurs fins de mois.

«Si ce n’était pas d’Uber, j’aurais déjà remis ma voiture par manque d’argent», a affirmé à 24 Heures un chauffeur de taxi inscrit sur l’application depuis qu’elle est en fonction, et qui ne veut pas être nommé.

S’il souhaite conserver l’anonymat, c’est que l’entreprise de taxi pour laquelle il travaille ne permet pas à ses chauffeurs de prendre des clients Uber.

«Ils nous interdisent de faire les deux en même temps, parce qu’Uber vole des clients à l’industrie», précise l’homme dans la cinquantaine, qui est chauffeur de taxi depuis une dizaine d’années.

Il ajoute avoir déjà été pris la main dans le sac une fois et avoir été menacé de perdre son emploi par ses patrons.

500 chauffeurs

Selon Uber, 500 des 12 000 chauffeurs de taxi à Montréal sont inscrits sur le volet UberTaxi à Montréal.

À la différence de la section UberX, qui permet à n’importe qui de se faire payer en échange d’une course, UberTaxi regroupe uniquement des chauffeurs de taxi.

«Ils se sont inscrits pour avoir des revenus supplémentaires», précise Xavier Van Chau, chef des communications pour Uber Canada.

300$ de plus par semaine

De son côté, le chauffeur avec qui 24 Heures s’est entretenu doit louer une voiture associée à un permis pour pouvoir opérer comme taxi, au coût de 550$ par semaine.

Il précise qu’Uber lui permet d’aller chercher entre 200 et 300$ de plus par semaine.

«Aujourd’hui j’ai eu six courses avec Uber, contre deux avec mon entreprise», précise-t-il, interrogé vers la fin de l’après-midi un dimanche.

Le chauffeur travaille donc avec sa radio d’entreprise et son téléphone intelligent ouvert sur l’application Uber, où il peut prendre des courses supplémentaires.

Contre UberX

Mais selon lui, la ville de Montréal devrait interdire UberX, qui coûte moins cher qu’UberTaxi, et s’arranger pour qu’Uber soit en règle.

«Ne prenez pas UberX. Nous, nous avons un permis, notre voiture n’est pas anonyme et nous avons une formation de cinq semaines à l’école du taxi», souligne-t-il.

Ils sont plusieurs chauffeurs de taxi à être plus à l’aise avec la section UberTaxi que celle d’UberX.

«C’est illégal, mais les chauffeurs de taxi tolèrent ça parce qu’au moins se sont des chauffeurs associés à une entreprise. Mais UberX, n’importe qui peut s’inscrire, sans avoir besoin de permis ou d’assurances», souligne Hassan Kattoua, qui a organisé une manifestation de chauffeurs de taxi contre UberX, mardi.

Source: journaldemontreal.com
 
 
Picture
Les chauffeurs de taxi se sont donné rendez-vous près de l'hôtel de ville pour une nouvelle manifestation contre Uber. Photo : Radio-Canada
Les chauffeurs de taxi n'en peuvent plus d'Uber. Ils étaient plusieurs dizaines à manifester mardi à Montréal pour dénoncer une nouvelle fois ce qu'ils qualifient de concurrence déloyale de la part du service de transport commercial UberX.

Les chauffeurs de taxi estiment que le gouvernement et la Ville de Montréal font preuve d'inaction dans ce dossier. Ils reprochent à Québec de ne pas appliquer la loi sur le transport de personnes et de ne rien faire pour empêcher ces « activités illégales ».

UberX permet à des individus de proposer des trajets à des citoyens dans leurs propres véhicules, et ce sans permis.
Même s'ils reconnaissent une petite amélioration pour la saisie des véhicules « illégaux » en vertu de la loi sur le transport des personnes, ils estiment que ce n'est pas assez.

Cela a peu d'impact sur les contrevenants puisque l'entreprise paie les amendes de ceux qui s'improvisent chauffeurs pour Uber. Or, estiment les manifestants, ces derniers devraient être traduits devant la justice pour transport illégal.

Ils rappellent qu'en leur qualité de chauffeurs de taxi, ils sont soumis à une batterie de mesures auxquelles ils doivent se conformer sous peine de perdre leur permis de travail alors que les chauffeurs d'UberX agissent en toute illégalité et semblent peu inquiétés.

« On ne peut pas vivre comme ça, on n'est pas dans une république de banane », lance un manifestant en colère.

« Ce n'est pas une compagnie comme Uber qui va dicter les lois ici au Québec. »— Akli Vassilatos, chauffeur de taxi
Les chauffeurs de taxi veulent que le gouvernement du Québec fasse comme celui de l'Ontario, qui a déposé un projet de loi et qui en est à la deuxième lecture. Le texte prévoit non seulement d'augmenter les amendes jusqu'à 30 000 $, mais aussi d'inclure des points d'inaptitude dans le dossier des chauffeurs fautifs. Ces derniers courent le risque de voir leur permis de conduire suspendu.

Les chauffeurs protestataires reprochent aussi au ministre des Transports et au maire Coderre de ne pas répondre à leurs appels alors que des responsables d'UberX ont des contacts réguliers avec le ministère des Transports.

Source: radio-canada.ca
 
 
Uber veut des changements dans les règles entourant l'industrie du taxi. Mais la compagnie californienne n'est pas la seule. Hypra Taxi et XPND Capital, la firme d'investissements du « dragon » Alexandre Taillefer, se sont aussi inscrites au registre des lobbyistes du Québec pour faire changer les règles.

En 2014, au moins trois compagnies se sont inscrites au registre des lobbyistes du Québec pour tenter de convaincre les élus et les fonctionnaires de faire évoluer la réglementation qui encadre l'industrie du taxi.

On y trouve Uber, mais aussi Hypra Taxi et le fonds d'investissement XPND Capital, qui appartient au « dragon » Alexandre Taillefer.

XPND Capital prévoit lancer une flotte de taxis électriques dans les prochains mois. La nouvelle compagnie comprendrait à terme plusieurs centaines de véhicules, explique Patrick Gagné, qui s'occupe du projet chez XPND Capital.

M. Gagné voudrait que la Ville de Montréal permette à un même propriétaire de posséder plus de 20 permis de taxis. Il veut aussi convaincre la Ville d'autoriser la « location de permis de taxis ». Il souhaiterait par ailleurs que les véhicules de taxis puissent avoir de l'« affichage électronique » sur leur « dôme », qui se trouve sur le toit du véhicule.

Hypra Taxi souhaite aussi qu'il y ait plus d'affichage sur les taxis, dit Nader Jelidi, le président de la compagnie. L'entreprise montréalaise, qui possède une application comme Uber, veut convaincre les autorités de laisser les chauffeurs avoir de la publicité à l'extérieur et à l'intérieur du véhicule afin de maximiser leurs revenus.

Hypra Taxi voudrait que les règles entourant la création des « intermédiaires de taxis » soient assouplies. Un intermédiaire, comme Hypra Taxi, est une compagnie qui reçoit les appels et les répartit aux chauffeurs. À Montréal, un intermédiaire doit avoir au moins 25 propriétaires de taxis qui en sont membres. Ceci réduit la concurrence, dit M. Jelidi.

Il veut aussi que les partenariats entre la Société de transport de Montréal et certaines compagnies de taxis soient revus, car ils favorisent les gros joueurs de l'industrie.


Uber X, un service de covoiturage?

Uber X, un service offert par l'application Uber, permet à n'importe quel chauffeur d'offrir des trajets. Le service est considéré comme une concurrence déloyale par des chauffeurs de taxi. Uber dit qu'il s'agit là de « covoiturage », et veut que de nouvelles règles soient créées pour encadrer ce secteur.

« Nous voudrions une nouvelle série de régulations pour le covoiturage. Par exemple, les Philippines viennent de créer un cadre pour le covoiturage au niveau national », dit Xavier Van Chau, le porte-parole d'Uber à Montréal.

Source: radio-canada.ca
 
 
Picture
Perquisition de Revenu Québec aux bureaux d'Uber, à Montréal Photo : Jean-Sebastien Cloutier
Revenu Québec mène actuellement des perquisitions dans les bureaux de Montréal de la société Uber Canada, la compagnie qui offre du covoiturage commercial.

Au total, une vingtaine d'enquêteurs et d'informaticiens de Revenu Québec ont été déployés dans les deux lieux d'affaires de la société.

Revenu Québec dit avoir des motifs raisonnables de croire que des infractions ont été commises à l'encontre de lois fiscales.  

« Toutes les entreprises qui fournissent un service de raccompagnement de taxi contre une rémunération ont l'obligation de percevoir et remettre les taxes en échange de ce service », a affirmé le chef des relations publiques de Revenu Canada, Stéphane Dion.

Le maire de la Ville de Montréal, Denis Coderre, a déclaré que les enquêteurs et informations de Revenu Québec « font leur travail ».

« C'est une question de transport illégal », a affirmé M. Coderre, lors d'un point de presse. Il soulève la question du revenu de la compagnie, en se relevant notamment la question des reçus.

Le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM), qui compte près de 5000 membres issus principalement de l'industrie du taxi, a salué cette action de Revenu Québec par voie de communiqué.

« Nous sommes heureux de voir que le gouvernement du Québec, en faisant respecter la loi, reconnaît en quelque sorte que les chauffeurs et propriétaires de taxis sont des professionnels du transport de personnes », déclare le responsable des affaires publiques du RTAM, Benoit Jugand.

Uber, la cible de la Ville et des taxis

Uber est depuis des mois la cible de la Ville de Montréal et des taxis montréalais, qui lui reprochent d'être une concurrence déloyale en offrant par le biais de ses usagers un service de covoiturage payant, sans pour autant avoir à obtenir un permis de taxi.

Les chauffeurs de taxi de Montréal ont décidé de former une escouade anti-Uber. Ils utilisent eux-mêmes l'application Uber pour traquer leurs collègues qui travaillent pour Uber, en plus d'être chauffeurs de taxi. Selon eux, ils seraient 200 à le faire.

Des saisies de voitures ont eu lieu, mais la compagnie Uber reste très populaire.

Uber est aussi contesté mondialement. Le Nevada, la Thaïlande le Danemark, par exemple, déclarent que cette application de covoiturage est illégale.

Source: radio-canada.ca
 
 
Revenue Quebec investigators were searching the Montreal offices of ride-sharing service Uber Technologies Inc. Thursday, saying the company may have violated provincial tax laws.

“Revenue Quebec has reasonable grounds to believe that offences were committed in regards to tax legislation,” the department said in a statement. It said the goal of the searches was to collect evidence pertinent to an investigation currently under way.

The raids underscore the difficulty Uber is experiencing finding legitimacy in certain cities where it has disrupted the business of traditional taxi and limousine services. Still, the privately held Sillicon Valley startup enjoys widespread support among users, and it’s backed by serious financiers who believe it will only grow in the years ahead.

Revenue officials are believed to be focusing on proof that Uber does not collect proper taxes from the drivers of its most popular service, UberX. The company does not require its drivers to have a tax number for GST and provincial sales tax collection, unlike taxi drivers who are required by law to have such a number.

Uber was not immediately available for comment. A Montreal spokesman for the company cancelled an 11 a.m. interview previously scheduled with a Globe and Mail reporter.

About 20 Revenue Quebec investigators and technicians executed search warrants at two separate Uber places of business in Montreal, the department said. These included the company’s third-floor offices on Notre Dame St. in Montreal’s old quarter.

Uber is a technology company based in San Francisco that connects drivers with passengers looking for car transport. Passengers typically register their credit cards with the company and then book a ride on their smartphones.

Fuelled by significant backing from investors including Goldman Sachs Group Inc.’s wealth management clients, Uber has been expanding operations in cities around the world and now has a valuation estimated at more than $40-billion (U.S.). Some have praised the car-booking service as the future of transport.

Political and regulatory reaction to the company, meanwhile, has been mixed. Germany is among the jurisdictions that have banned the service outright.

In Canada, the company has received a particularly rough ride in Quebec, with both the provincial transport minister and Montreal’s mayor declaring UberX illegal because it operates without proper taxi permits. Special powers have been granted to inspectors with Montreal’s Taxi Bureau to seize UberX vehicles and, as of the end of April, some 40 cars had been seized.

Uber has challenged the seizures in court and vowed to defend its drivers. But passengers in recent days have noticed drivers are now asking them to sit in the front seat of their vehicles to avoid scrutiny.

Created in 2010 by two entrepreneurs frustrated over their experience while ordering a cab in Paris, Uber has ballooned and is now present in some 270 cities globally.


Source: theglobeandmail.com
 
 
Revenu Québec effectuait des perquisitions dans les bureaux du service de transport Uber, jeudi matin, à Montréal.

Uber permet à tout automobiliste de se transformer en taxi en le mettant en contact avec des clients.

Par communiqué, Revenu Québec a dit avoir «des motifs raisonnables de croire que des infractions ont été commises à l'encontre de lois fiscales». Les perquisitions ont «pour objectif de recueillir des éléments de preuve pertinents relatifs à l'enquête en cours et à ces infractions».

Une vingtaine d'enquêteurs et d'informaticiens de Revenu Québec participaient à ces perquisitions qui avaient lieu à deux endroits où Uber brasse des affaires à Montréal.

Source: tvanouvelles.ca
 
 
Taxi drivers should take fight against UberX off the roads and into the courts, says UberX driver

A Montreal UberX driver feels he's being unjustly and dangerously targeted by taxis on the road.

That comes as cab drivers have been pushing authorities to crack down and apply the law against UberX drivers. On Monday, Montreal taxi drivers ordered an UberX ride, then blocked the driver until authorities could seize the car.

​CBC's Daybreak spoke with an UberX driver to get his perspective, in light of the recent tensions.

CBC has agreed to withhold Joseph's last name because he is afraid he could be targeted by police and taxi drivers.

Joseph says he took the job with Uber to help support his mother who had secondary multiple sclerosis.

"It's been an excellent source of income," said Joseph, who works two jobs.

He says the active campaign against UberX drivers has him always looking over his shoulder.

"I need to watch my back constantly," he said.

He recalled one time when he was sitting at a red light, when he received a request for a ride via the Uber application. The beep was loud enough that a taxi driver nearby heard the recognizable notification sound.

"Immediately I started getting honked at … The cab driver started to try to shift his car into mine and sort of swerve and had what seemed like road rage on me," he said.

Joseph says it's dangerous when cabbies start to target individual drivers.

"The fight's not on the road and the fight shouldn't be one on one, one UberX driver and one taxi at a time. It should be in the court," Joseph said.

Taxi drivers say they have to defend themselvesTaxi driver Uber Hassan Katoua is one of the organizers of the movement against UberX.

He says cab drivers need to take an aggressive stand.

"They have to defend themselves against the danger that is coming from outside and stealing the bread from their families and their kids," Katoua said.

But Joseph says if taxi drivers are upset with their working conditions they should jump ship and work for Uber instead.

"The world has changed dramatically. People are more aware about their shopping and spending," he said.

Source: cbc.ca
 
 
Picture
PHOTO CATHERINE BOUCHARD Amir Khadir est allé rencontrer les chauffeurs de taxi pour leur manifester son appui.
Une cinquantaine de chauffeurs de taxi sont débarqués à l'Assemblée nationale vers 10h50, mercredi matin, afin de dénoncer l'inaction du gouvernement face à l'arrivée de l'alternative de transport proposée par Über. À bord de leur véhicule de service, les klaxons se sont fait longuement entendre, témoignant de la colère des chauffeurs.

«Il y a un danger qui nous entoure, qui est le transport illégal», indique Hamid Nadji, porte-parole des chauffeurs de taxi. «Nous voulons que le gouvernement nous protège, car nous sommes les payeurs et les contribuables de ce qui se passe», ajoute-t-il.

Notamment, les compagnies de taxi déplorent devoir payer des sommes faramineuses annuellement pour avoir leur permis, en plus d'être soumis à des inspections sévères et devoir payer des assurances pour transporter des passagers.

Le député Amir Khadir est allé rencontrer les manifestants pour leur montrer leur support.

«Je suis un chauffeur de taxi de père en fils. J'ai même fait du taxi, ici, à Québec, indique-t-il. Ce sont des chauffeurs qui obéissent à des règles, à des contraintes et qui se battent contre une multinationale qui veut faire des sous, sans contraintes (...) les gouvernements n'osent pas l'encadrer (Über).»

Source: journaldequebec.com