Plusieurs changements technologiques sont survenus dans l'industrie du taxi à Montréal depuis un an. Alors que plusieurs intervenants du milieu y voient l'effet de l'arrivée de l'applicationUber, tous s'entendent pour dire que l'industrie montréalaise est en mode rattrapage.

Nouvelles applications, meilleurs systèmes de répartition, payement automatique par téléphone intelligent. Les améliorations technologiques se succèdent de plus en plus rapidement parmi les principales entreprises de taxi sur l'île depuis l'arrivée d'Uber.

En novembre dernier, par exemple, Taxi Diamond a annoncé qu'elle investissait 1 million $ pour améliorer son service, dont des améliorations à son application mobile et davantage d'inspecteurs pour surveiller ses chauffeurs.

De son côté, Taxi Hochelaga a lancé une première application pour téléphones intelligents il y a plusieurs mois et a imposé la présence d'une machine pour cartes de débit et crédit dans les véhicules de tous ses chauffeurs.

Deux autres compagnies d'importance, Taxi Pontiac Hemlock et Taxi Champlain, ont également lancé des applications mobiles au cours des derniers mois pour offrir une nouvelle façon d'appeler un taxi à la clientèle.

Selon des directeurs de deux des plus importantes entreprises de taxi à Montréal, soit Taxi Diamond, et Taxi Champlain, les améliorations qu'ils ont apportées à leurs flottes étaient prévues indépendamment de l'arrivée d'Uber.

Toutefois, ils croient que l'entreprise américaine agit comme catalyseur de la modernisation de l'industrie montréalaise, malgré son caractère illégal.

«Des entreprises comme Uber et anciennement Hailo nous ont forcés à nous adapter plus rapidement, ils nous poussent beaucoup», a indiqué Betty Papa, présidente de Taxi Champlain.

«Plusieurs compagnies ont soudainement publié des applications dans les derniers mois. L'arrivée d'Uber a beaucoup poussé l'industrie du taxi à se moderniser, à devenir meilleur et à améliorer le service à la clientèle», a ajouté le directeur général adjoint de Taxi Diamond, Raffi Artinian, qui croit que ce sont surtout les petites entreprises qui ont dû s'adapter rapidement.

Changer les règlements

Les président de Taxi Hochelaga et président du Comité provincial de concertation et développement de l'industrie du taxi (CPCDIT), Dory Saliba, croit plutôt que ce sont des changements de règlements «désuets» par la Ville de Montréal qui ont permis à l'industrie de se moderniser.

Il a notamment pointé du doigt une ancienne règle municipale qui ne permettait pas aux chauffeurs d'avoir des écrans et des GPS dans leurs voitures jusqu'à la fin des années 2000.

«Nous avons longtemps été menottés. C'était impossible pour une compagnie de faire de la répartition par GPS plutôt que par téléphone, alors comment est-ce qu'on pouvait s'améliorer si la Ville ne nous le permettait pas?», a lancé M. Saliba.

Celui-ci a dit qu'il y avait encore des politiques municipales qui empêchent le bon développement des taxis, notamment l'interdiction d'avoir des écrans derrière l'appui-tête des chauffeurs comme il se voit dans d'autres villes telles que New York.

Changements pour les chauffeurs?

Chez les chauffeurs de taxi, on signale que certaines récentes améliorations ont eu un effet bénéfique sur leur travail, particulièrement la répartition par GPS grâce à un écran dans la voiture.

Toutefois, ils espèrent encore voir plusieurs changements à la technologie qu'ils utilisent.

«J'aimerais beaucoup qu'on améliore le compteur qu'on a dans les voitures, car il est vieux et très laid. Idéalement, on nous indiquerait aussi le mode de paiement du client lorsqu'on nous envoie un appel, ou même une description physique pour mieux l'identifier», a avoué le chauffeur Khan Frodeus.

«On a encore plusieurs problèmes avec les machines qu'on nous offre pour faire le paiement par carte de crédit et ça dérange beaucoup nos clients. Les frais que nous imposent les banques sur chaque transaction est très coûteux aussi», a ajouté son collègue Henry Thomas.

Quelques changements apportés par les entreprises de taxi depuis un an

- Lancement de plusieurs applications mobiles pour héler un véhicule

- L'obligation d'offrir le paiement par carte de débit/crédit

- Multiplier les inspecteurs pour assurer un meilleur service à la clientèle

- Améliorer les systèmes de répartition par téléphone et GPS pour mieux gérer les taxis sur la route

Source: tvanouvelles.ca
 
 
Le président d’Uber au Québec balaie du revers de la main les arguments des chauffeurs de taxi voulant que la sécurité d’UberX soit déficiente et trouve «décevante» la réaction de ces derniers qui ne cherchent selon lui «qu’à protéger leur monopole».

«Au lieu d’essayer de s’améliorer, ils montent toujours aux barricades et partent en guerre contre toute autre solution de transport», que ce soit une navette pour l’aéroport, les Bixis ou l’Écolobus à Québec, déplore Jean-Nicolas Guillemette.

Les taxis protestent

Les taxis manifestent contre UberX depuis lundi avec un foulard jaune dans leurs voitures, la couleur qu’ils associent à la sécurité. Mais l’entreprise californienne a de solides arguments pour affirmer que son service est sécuritaire :

Chauffeurs identifiables... et identifiés

«Quand tu commandes une voiture UberX, t’as l’identité (le prénom) du chauffeur, sa photo, la marque de son véhicule et sa plaque d’immatriculation. Tu sais toujours avec qui t’embarques», assure M. Guillemette.

Mais les chauffeurs de taxi affichent aussi leurs permis, leur photo et leur nom dans le véhicule, ça revient au même? Non, répond-il. «Si un acte malheureux survient, est-ce que tu vas te souvenir du nom du gars et de son numéro? Nous on est capable de retracer toutes les courses faites dans notre système pour une période de cinq ans. Chez les taxis, en cas de plainte, c’est extrêmement difficile de retrouver le coupable.»

Chez Uber, les informations des dernières courses restent enregistrées dans le téléphone de l’utilisateur.

Des courses suivies à la trace

«On peut suivre en temps réel la course. On sait le véhicule est où. Si un malheur arrive, on peut rapidement communiquer avec les autorités. Autant pour le chauffeur que pour l’utilisateur», explique M. Guillemette. De nombreux taxis sont aussi équipés de GPS, mais pas tous, et ce n’est pas obligatoire.

Vérification approfondie d’antécédents

Québec impose depuis le 1er janvier aux compagnies de taxi de vérifier les antécédents criminels des cinq dernières années chez leurs chauffeurs. M. Guillemette répond que son entreprise fait la même chose, mais remonte beaucoup plus loin, c’est-à-dire jusqu’aux 18 ans du chauffeur. L’entreprise vérifie aussi le dossier de conduite et l’état mécanique du véhicule.

Pas d’échange d’argent

Après une course UberX, le montant est débité automatiquement de la carte de crédit de l’utilisateur qu’il a préalablement enregistrée dans l’application. Pas d’échange d’argent, pas de petite caisse dans la voiture, ce qui est la cause de plusieurs conflits, vols ou même agressions dans les taxis.

Mais les taxis traditionnels ne sont pas en manque d’arguments non plus. Avec UberX, «qui est derrière le volant? Qu’est-ce qui arrive en cas d’accident?» demande Félix Tremblay, porte-parole de Taxi Coop à Québec, invitant au passage M. Guillemette à relire la définition de «monopole» puisqu’il y a de la concurrence dans l’industrie du taxi. Dans les voitures de taxis, l’identité complète des chauffeurs est affichée.

Les assurances

Félix Tremblay émet de sérieux doutes sur l’éligibilité à une couverture d’assurance lors d’un transport par UberX puisque le service est clairement illégal au Québec. À preuve, Contrôle routier Québec a déjà saisi sept véhicules. L’Autorité des marchés financiers et le Bureau d’assurance du Canada suggèrent la prudence aux chauffeurs et surtout de vérifier leur couverture auprès de leur assureur. Uber répond que l’entreprise est dotée d’une assurance de 5 millions $ qui couvre les personnes, les voitures et tout ce qu’il y a autour en cas d’accident.

Légal et vérifié

Le taxi est un monde fortement réglementé. Les chauffeurs doivent obtenir un permis spécial, les voitures sont contrôlées et leur pratique surveillée par le Bureau des transports de Contrôle routier Québec. Évidemment, Uber échappe à toute réglementation actuellement, ce qui fait dire à M. Tremblay qu’on doit les croire sur parole. «Ils disent de belles paroles, mais après, on n’a aucune capacité de vérifier ce qu’ils disent».

Des crimes des deux côtés

Uber est banni de la ville de New Delhi, en Inde, à la suite d’allégations voulant qu’un chauffeur ait violé une femme âgée dans la vingtaine. Trois chauffeurs d’Uber sont visés par des allégations d’agressions sexuelles à Boston, deux à Chicago.

On trouve plusieurs exemples du genre dans les médias dans le monde, comme on trouve aussi plusieurs exemples d’agressions commises sur des chauffeurs — qu’on se rappelle le meurtre d’Hygin Veilleux en Beauce —, mais aussi des agressions commises par des chauffeurs.

Une demande d’accès à l’information faite par la radio CJAD a révélé que la police de Montréal a traité 179 plaintes d’agressions sexuelles faites par les chauffeurs de taxi de 2004 à 2014 et que ce nombre a presque triplé entre 2011 (10) et 2014 (27). Les policiers ont pu identifier les suspects dans moins d’un cas sur deux.

Source: journaldemontreal.com
 
 
Des propriétaires de taxi au Saguenay-Lac-Saint-Jean ont manifesté devant les bureaux de l'adjoint parlementaire du premier ministre pour la région, Serge Simard, mardi matin.

Les propriétaires de taxi s'inquiètent de la popularité grandissante de ce qu'ils appellent « les transporteurs illégaux », des conducteurs sans permis de taxi qui s'affichent sur Internet et offrent de transporter des clients d'un endroit à l'autre sans passer par un répartiteur, en demandant un tarif fixe pour leur course.

Pour sensibiliser le gouvernement à leur cause, les chauffeurs de taxi ont accroché un drapeau jaune sur leurs véhicules et remettront des cartons explicatifs aux clients.

La propriétaire de Taxi 2151 de l'arrondissement de La Baie, Carole Dallaire, affirme que les règles doivent être les mêmes pour tous.

« Au Québec, on est régi, souligne-t-elle. Ça prend des permis de boisson, des permis de loterie, des permis de taxi pour faire du transport rémunéré. Nous ce qu'on veut, c'est que la loi soit appliquée et que pas n'importe qui s'improvise soit sur des sites Internet comme LesPAC, Kijiji, etc. Maintenant, on peut trouver toutes sortes d'annonces où des gens s'improvisent pour faire du transport rémunéré. »

Ailleurs au Québec, les taxis dénoncent l'application Uber pour les téléphones intelligents qui permet d'appeler un taxi sans passer par un répartiteur.

Des services faciles à trouver

En quelques clics sur des sites de petites annonces, la journaliste de Radio-Canada a pu trouver des services d'accompagnement, de voiturier ou de covoiturage rémunéré.

Ceux qui offrent ainsi leurs services ignorent bien souvent que cette pratique est illégale.

Pour détenir un permis de taxi, les chauffeurs doivent débourser entre 80 000 $ et 240 000 $.

« On doit se conformer aux lois, rappelle Carole Dallaire. Les inspections, les vérifications mécaniques, les antécédents judiciaires, on doit payer plus cher d'immatriculation, d'assurances. Ce que je dis, si nous on fait tout ça, il faut que ceux qui font de l'illégalité aient des amendes, que les voitures soient saisies. »


Source: radio-canada.ca
 
 
MONTRÉAL, le 23 févr. 2015 /CNW Telbec/ - Le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM) salue l'offensive de sensibilisation du public que mèneront de mardi à dimanche plus de 5000 propriétaires de voiture de taxi à travers le Québec afin de dénoncer les conséquences néfastes du transport illégal et ses risques pour la sécurité du public.

À l'initiative du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT) et avec le soutien du RTAM, ces chauffeurs sillonneront les rues des municipalités du Québec avec un carré de tissu jaune accroché à la vitre de leur voiture. Ils distribueront de plus un message à leur clientèle.

« Les compagnies de transport illégal font fi de la réglementation et des lois du Québec, elles font fi de la profession de chauffeur de taxi, une profession qu'il faut savoir mieux reconnaître et qui fait vivre de nombreuses familles au Québec », affirme Mario Denis, coordonnateur du RTAM.

« Il faut respecter le travail de ces chauffeurs qui ont raison d'être inquiets et de se sentir menacés. La réglementation n'est pas respectée, elle n'est pas appliquée par les gouvernements et cela induit une concurrence déloyale à des gens qui ont acquis chèrement des permis légaux de transport dont la valeur pourrait s'en trouver diminuée du fait de l'inaction des gouvernements ».

De plus, le RTAM rappelle qu'au-delà du permis, les chauffeurs de taxi sont régis par la Commission de transport du Québec, qu'ils doivent suivre un cours, détenir un permis de chauffeur, détenir une voiture de moins de cinq ans, s'inscrire à la TPS et à la TVQ, se soumettre périodiquement à une inspection mécanique et détenir une assurance valide, le tout dans le but de protéger le public. Si un accident survient pendant un transport illégal, les passagers ne sont pas couverts.

Dans les circonstances, le RTAM demande aux autorités publiques d'appliquer la loi interdisant le transport illégal et de resserrer les contrôles fiscaux des entreprises de transport violant systématiquement la loi et les réglementations en vigueur.

Le RTAM est un regroupement de travailleurs autonomes dans le secteur du taxi, du camionnage et de l'immobilier affilié au Syndicat des Métallos. Il représente 2000 chauffeurs de taxis de partout au Québec. Il intervient régulièrement sur les enjeux économiques et sociaux ainsi que sur des projets de politiques publiques liés à l'amélioration des professions dans les secteurs du taxi, du camionnage et de l'immobilier.

SOURCE Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM)

 Renseignements : Jocelyn Desjardins, Service des communications, RTAM (Métallos), 514-604-6273
 
 
(Québec) Uber n'est pas seule à passer par Internet pour concurrencer l'industrie du taxi. Des «chauffeurs privés» utilisent les sites de petites annonces pour offrir leurs services. Moyennant rétribution, ils se disent prêts à vous conduire partout.

Alors que les projecteurs sont braqués sur l'entreprise californienne Uber, qui met désormais son application Web et des chauffeurs particuliers à la disposition des gens de Québec, un observateur nous fait remarquer qu'il y a d'autres transporteurs «illégaux» en ville.

Une petite recherche sur le site de petites annonces Kijiji permet d'identifier rapidement des contrevenants à la Loi sur les transports et la Loi concernant les services de transport par taxi, qui obligent tous les conducteurs faisant du transport rémunéré de personnes à posséder un permis. Celui-ci coûte autour de 200000 $ et s'accompagne d'obligations (vérification des antécédents criminels, formations, vérifications mécaniques, etc.).

Seulement dans les 10 derniers jours, six «chauffeurs privés» se sont affichés sur Kijiji, où il y en avait déjà une bonne liste. Il y en a quelques-uns aussi sur le site lespac. Tous sont actifs dans la région de Québec. Certains sont disponibles en tout temps, d'autres le soir et les fins de semaine seulement. L'un précise qu'il veut ainsi payer ses études. Un autre souligne qu'il est «père de cinq enfants» et donc «de confiance».

Nous en avons contacté quelques-uns. Le premier à rappeler, quelques heures après l'envoi d'un courriel, a commencé par s'enquérir de notre besoin : ponctuel ou périodique? Il n'a pas voulu avancer de tarif avant de savoir à qui il avait affaire. Quand notre statut de journaliste a été dévoilé, l'homme a affirmé qu'il travaillait avec un ami chauffeur de taxi et que lui-même n'était «pas commercial». Il a même fini par dire qu'il conduisait gratuitement des personnes âgées ayant besoin de se rendre à l'hôpital.

Boucler les fins de mois

Nous avons aussi joint un couple qui dit transporter des gens pour «se faire un petit peu d'argent pour les fins de mois». Pour une course fictive du quartier Saint-Roch jusqu'à Sainte-Foy, la dame a proposé un prix de 30 $. «Si vous trouvez ça trop cher, on va mettre ça moins cher, c'est pas si loin», a-t-elle ajouté devant notre hésitation. Interrogée à savoir s'il fallait un permis, notre interlocutrice a répondu que non. «On fait ça comme ça, pas souvent, de temps en temps», a-t-elle justifié.

Interrogé sur le phénomène, Éric Santerre, porte-parole de Contrôle routier Québec, a répondu que les contrôleurs routiers connaissent et consultent ces sites et que leurs recherches peuvent «mener à des interceptions». «Juste par le libellé, on voit bien que ce n'est pas du covoiturage», a-t-il insisté à la lecture des annonces. «Tu deviens une forme de taxi illégal.»

Depuis que Contrôle routier Québec a procédé à la saisie des véhicules de deux chauffeurs d'UberX, M. Santerre espère qu'il y ait «peut-être des gens plus gênés de s'afficher».

Source: lapresse.ca
 
 
MONTRÉAL, le 23 févr. 2015 /CNW Telbec/ Mardi, les travailleurs de l'industrie du taxi amorceront à travers tout le Québec une démarche de sensibilisation auprès de la population afin de la prévenir des risques liés au transport illégal. Une majorité de véhicules arboreront pendant plusieurs jours un foulard jaune, couleur associée à la sécurité, et distribueront un feuillet résumant les principales menaces liées à ce phénomène inquiétant.

« Depuis plusieurs mois, la multiplication d'individus et d'entreprises qui s'improvisent illégalement comme transporteurs met autant à risque la sécurité des citoyens que la pérennité d'une industrie qui offre un service fondamental à la population du Québec », rappelle Dory Saliba, président du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT), initiateur de cette démarche panquébécoise.

Rappelons que l'industrie du taxi est strictement encadrée par plusieurs lois et règlements, principalement pour protéger les usagers. Les permis, les tarifs, les territoires, les antécédents, les assurances, la formation, la qualité des voitures : tout doit être vérifié et autorisé. Même les changements technologiques.

Les citoyens se feront rappeler quelques vérités à propos du transport illégal :

  • C'est l'absence de tarif fixe. Les prix changent aux minutes et ne respectent aucune réglementation. Les citoyens n'ont aucun recours en cas d'abus.
  • C'est l'absence de revenus déclarés. Cet argent échappe aux impôts du Québec. En travaillant au noir, les individus qui transportent illégalement ne déclarent ni revenu, ni taxe.
  • C'est l'absence de sécurité. Il y a de fortes chances qu'un véhicule ne soit pas couvert par les bonnes assurances et que son chauffeur ne possède ni formation adéquate, ni vérification de ses antécédents.
  • C'est l'absence de respect. Puisque le chauffeur illégal sait qu'il risque d'être arrêté et son véhicule remorqué à n'importe quel moment, il devrait avoir la décence de le mentionner au client avant de commencer son déplacement. Ce qui n'a jamais été observé, malgré les saisies.
« Les pouvoirs publics ont souvent répété l'importance de contrer le transport illégal. Il faut désormais passer davantage de la parole aux actes. Les règles doivent être les mêmes pour tout le monde. L'industrie a grandement amélioré ses services au cours des dernières années, tant en termes technologiques qu'en termes de relations avec le public. Elle souhaite poursuivre ce travail, mais toujours en respectant les lois », a rappelé M. Saliba.

À propos du CPCDIT

Le CPCDIT est un organisme à but non lucratif créé en novembre 1995 par des compagnies et des coopératives de taxi désireuses de contribuer au développement de l'activité transport au Québec. De la dizaine d'organisations professionnelles réunissant des opérateurs du secteur, le CPCDIT se distingue par le fait qu'il accueille dans ses rangs les représentants de l'industrie du taxi des 17 régions administratives du Québec. 

SOURCE Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT)

 Renseignements : CPCDIT, Danielle Cyr, Directrice générale, Bureau : 450-646-4450, Cellulaire: 438-820-2270,info@cpcdit.ca
 
 
Exaspérés par ce qu'ils qualifient d'inaction de la part dugouvernement contre le transport illégal, des chauffeurs de taxi envisagent de former des brigades pour repérer et signaler aux autorités les automobilistes qui travaillent avec Uber.

La semaine dernière, plusieurs centaines de taxis ont bloqué le boulevard René-Lévesque devant le bureau du ministre des Transports, Robert Poëti, pour exiger que celui-ci mette en place des règles spécifiquement contre Uber.

L'organisateur de la manifestation et le représentant des chauffeurs auprès du Bureau du taxi de Montréal (BTM), Wilson Jean Paul, donne maintenant deux semaines à Québec pour agir avant de passer à la prochaine étape.

Une des actions envisagées sérieusement par le représentant élu par les chauffeurs est d'assembler des escouades pour piéger lesautomobilistes qui prennent des clients avec Uber et UberX.

«Ça fait plusieurs mois qu'on dit aux chauffeurs de taxi qui font affaire avec Uber d'arrêter, mais ils disent non. Alors nous voulons former des brigades pour attraper les gens qui travaillent pour Uber et [...] les signaler au BTM et la police pour qu'on saisisse leur voiture», a révélé au journal 24 Heures M. Jean Paul.

Le but ultime serait d'aider les six inspecteurs employés par le BTM à identifier les automobilistes qui font du transport illégal et faire saisir leurs véhicules. «Mais nous allons nous assurer d'être conformes aux lois», a rajouté le chauffeur.

Le projet devra être approuvé par un comité de plusieurs représentants de l'industrie du taxi, mais l'organisateur dit que l'idée reçoit déjà un appui fort parmi les chauffeurs.

Arrêt de service envisagéAprès la manifestation, M. Jean Paul dit qu'un arrêt de travail de presque tous les taxis est également envisageable si la Ville de Montréal et le ministre Poëti n'agissent pas «fortement» contre le transport illégal.

Seuls les véhicules qui assurent un service considéré «essentiel», comme le transport adapté ou le transport médical, continueraient à travailler.

Dès mardi matin, la plupart des taxis de Montréal arboreront un foulard jaune et distribueront un feuillet aux clients dénonçant le transport illégal.

«Les pouvoirs publics ont souvent répété l'importance de contrer le transport illégal. Il faut désormais passer davantage de la parole aux actes», a affirmé par communiqué le président du CPCDIT, Dory Saliba.

Source: tvanouvelles.ca
 
 
Disons que vous vendez de la limonade.

Vous devez acheter un permis de la Ville, louer une table, faire inspecter votre produit, respecter une série de lois et de règlements, etc.

Pendant ce temps, votre voisin d’en face, qui vend aussi de la limonade, bénéficie d’un passe-droit qui lui permet d’échapper à toute réglementation.

Vous diriez que c’est de la concurrence déloyale, non ?

C’est exactement ce qui se passe dans l’industrie du taxi.

Stopper le courant

Un permis de taxi coûte les yeux de la tête.

Sur kijiji, vous pouvez acheter un permis de taxi pour Longueuil et Brossard pour 150 000 $.

Pour conduire un taxi, vous devez obtenir un permis spécial (classe 4C), participer à un tirage si vous voulez desservir l’aéroport, etc.

Alors que si vous êtes chauffeur pour UberX, vous n’avez pas besoin de respecter ces réglementations.

Vous utilisez votre auto personnelle, et bingo ! vous pouvez gagner votre vie en transportant des clients d’un point à l’autre de la ville.

Pas étonnant que les chauffeurs de taxi soient en colère !

D’autant plus que le premier ministre lui-même semble dire qu’il ne peut rien faire...

« C’est comme si vous me demandiez d’aller au milieu du fleuve et de stopper le courant », a-t-il dit.

Le monde de la télédiffusion est confronté à un problème similaire avec Netflix. Alors que les entreprises de télédiffusion canadiennes doivent respecter une série de règlements, dont le fameux quota sur le contenu canadien, l’entreprise américaine (qui diffuse maintenant du contenu original) n’est pas assujettie au CRTC et n’est pas obligée de verser le moindre sou à l’État canadien.

C’est comme s’il y avait une course, et qu’on permettait à certains participants de prendre des stéroïdes !

Des réglementations caduques

Le premier ministre Couillard a raison : on ne peut rien faire contre les nouvelles technologies.

On ne peut pas « désinventer » Netflix ou UberX, tout comme on ne peut pas « désinventer » Internet.

Les technologies existent et il faut faire avec.

Mais pourquoi maintenir tout un système de réglementations s’il ne sert plus à rien, sauf à désavantager certaines entreprises ?

Ou tout le monde doit s’arrêter au feu rouge, ou personne n’est obligé de le faire.

On ne peut pas avoir une réglementation asymétrique : Louis doit avoir un permis pour faire du taxi, mais pas Johnny.

Louise doit respecter le CRTC, mais pas Lise.

Ça ne tient pas debout...

C’est comme les interdits de publication lors des méga procès.

Les médias canadiens ne peuvent rendre publiques certaines informations sensibles, mais vous n’avez qu’à consulter les médias étrangers pour les avoir. À quoi servent ces interdictions à deux vitesses ?

Ça avait du sens avant, plus maintenant.

Arrivons en 2015!

Les nouvelles technologies se développent à une vitesse folle, exponentielle.

Le monde dans lequel grandiront vos petits-enfants n’aura rien à voir avec celui dans lequel vous avez grandi.

Mais nous continuons d’imposer des règles révolues datant de l’époque où il fallait consulter des microfilms à la Bibliothèque Nationale pour retrouver un texte publié quatre semaines plus tôt !

Ou on modernise les lois règlementant certaines industries, comme celles du taxi et de la télédiffusion. Ou on les fait sauter !

Source: journaldemontreal.com
 
 
(Québec) Chauffeurs d'UberX, vous êtes sous haute surveillance! Depuis l'arrivée du programme le 12 février, Contrôle routier Québec a saisi six véhicules et distribué huit constats d'infraction.

Et les contrôleurs routiers n'ont pas l'intention de lâcher le morceau. D'autres opérations sont à prévoir au cours des prochaines semaines, voire au cours des prochains jours. «On va continuer d'appliquer la réglementation tant que des gens vont offrir des services rémunérés de transport de personnes sans détenir de permis», réitère au Soleil Claude Boucher, directeur du soutien aux opérations, enquêtes et renseignements de Contrôle routier Québec.

M. Boucher n'a pas voulu dévoiler le nombre d'opérations que Contrôle routier Québec a tenues au cours de la dernière semaine, ni les stratégies utilisées. «Nous avons plusieurs stratégies. Il y a des moments plus importants» dans une journée, s'est-il contenté de dire. 

Les premiers conducteurs fautifs, dont les véhicules ont été saisis le vendredi 13 février, ont repris possession de leur automobile jeudi dernier. Les propriétaires ont dû faire face à un juge au palais de justice de Québec cette semaine. En cas de récidive, le véhicule pourrait être saisi au minimum 60 jours, prévient M. Boucher. L'amende prévue pour une infraction varie entre 350 $ et 1050 $. 

Après un peu plus d'une semaine d'activité, aucun passager d'UberX n'a encore été mis à l'amende. «Les clients ne sont toujours pas touchés. Ça fait partie des dispositions de la loi, mais on n'est pas là pour l'instant», soutient le directeur, ajoutant qu'UberX n'est pas aussi populaire qu'on pourrait l'imaginer.

Toujours gratuit  

Du côté d'Uber - l'entreprise offrant le service UberX -, on continue à vouloir mousser le produit à Québec puisque le service est toujours gratuit. 

«La demande augmente, les choses vont bien», souligne Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d'Uber pour le Québec. «Le nombre de chauffeurs continue d'augmenter. On a eu plus de 1000 courses depuis notre arrivée à Québec.»

Source: lapresse.ca
 
 
Des centaines de chauffeurs de taxi ont pris d'assaut leboulevard René-Lévesque jeudi midi pour exiger que Québec mette en place une loi spéciale contre Uber. L'action des chauffeurs ne faisait toutefois pas l'unanimité parmi les propriétaires.

Au total, près de 400 voitures ont bloqué la circulation sur l'artère montréalaise pendant plus d'une vingtaine de minutes à partir du boul. Robert-Bourassa jusqu'à la tour de Radio-Canada située près de la rue Papineau.

Plusieurs chauffeurs sont sortis de leur véhicule et ont déambulé dans la rue avec des pancartes qui affichaient des slogans tels que: «Tolérer le transport illégal, c'est la destruction de l'industrie du taxi».

Les chauffeurs revendiquaient plus d'actions de la part du ministre des Transports contre des entreprises comme Uber, qu'ils accusent d'offrir un transport illégal au détriment des chauffeurs de taxi.

Les organisateurs ont notamment exigé que le ministre Robert Poëti mette en place une Loi spéciale qui interdit l'utilisation d'Uber.

«On aimerait bien que le gouvernement utilise son pouvoir pour interdire Uber. Ils l'ont déjà fait en France, en Belgique et en Inde. Il faut y aller de la façon législative», a déclaré le chauffeur de taxi, Krimed Mokrane.

Si Québec ou la Ville de Montréal n'agit pas, «l'effet Uber» risque de toucher plus que les 15 000 chauffeurs de taxi montréalais.

«Si on ne règle pas le problème, ça va déborder à l'extérieur d'ici. La semaine dernière, UberX est arrivé à Québec et ce n'est que le début», a martelé un des organisateurs de la manifestation, Rolland Dallaire.

Dissidence

La manifestation de jeudi ne faisait toutefois pas l'unanimité chez les chauffeurs. Plusieurs associations, dont le Regroupement des propriétaires de taxi de Montréal (RPTM), ont décidé d'éviter l'événement.

Selon le président du RPTM, la manifestation aurait même affecté la force de négociation des chauffeurs et réduit leur pouvoir de représentation auprès de la Ville et de Québec.

«Ça aurait pu enlever notre crédibilité auprès des autorités avec qui nous voulons travailler», a déclaré Max-Louis Rosalberg.

Selon lui, il est préférable pour les chauffeurs de continuer à négocier avec les autorités politiques plutôt que de causer des dérangements pour la population.

«Quand on parle à quelqu'un et qu'ils nous écoutent, il faut continuer comme ça. On ne peut pas faire toutes les démarches en même temps», a conclu Max-Louis Rosalberg. «Il n'est pas possible de manifester tant qu'on est à la table de négociation».

Source: tvanouvelles.ca