La guérilla judiciaire entre Uber et la Ville de Montréal est bien enclenchée. Le Bureau du taxi dit avoir saisi 37 voitures du service UberX depuis la mi-février. Mais les procédures judiciaires qui en découlent sont systématiquement contestées en cour municipale par des avocats d'Uber.

«Des saisies de voitures UberX, on en fait chaque semaine, et nous allons augmenter la cadence chaque semaine», a annoncé àLa Presse le nouveau directeur général du Bureau du taxi, Alain Rochon.

Depuis la mi-décembre, le ministre des Transports Robert Poëti et le maire Denis Coderre affirment que le service UberX est illégal. Ses chauffeurs utilisent de simples véhicules de promenade - sans permis de taxi - pour transporter la clientèle. De nouveaux pouvoirs donc ont été octroyés aux inspecteurs du Bureau du taxi pour faciliter les saisies de véhicules UberX.

Chaque saisie de véhicule s'accompagne d'une contravention de 350$ pour «transport illégal de personnes» imposée au chauffeur. «Au total, avec l'amende et le coût de la saisie, ça coûte aux chauffeurs fautifs environ 1000$ pour récupérer leur véhicule», précise M. Rochon.

Mais cette vague de saisies est qualifiée de «gaspillage de fonds publics» par le directeur général d'Uber Montréal, Jean-Nicolas Guillemette. Son entreprise dit qu'elle continuera à défendre ses chauffeurs. «On paie pour tout: on conteste l'amende en cour, on loue une voiture à nos chauffeurs et au bout du compte, la cause est reportée à une date ultérieure. C'est un gaspillage des ressources municipales», dit M. Guillemette.

Multinationale controversée

Basée en Californie, Uber est présente dans 57 pays. La multinationale a récemment récolté 3,4 milliards CAN lors d'une ronde de financement. La légalité de son service UberX est cependant contestée devant les tribunaux dans plusieurs villes, dont Toronto, Amsterdam, Séoul et Bruxelles.

À Montréal, ces derniers jours, des «escouades anti-Uber» créées par des chauffeurs de taxi en colère ont mis une certaine pression sur le Bureau du taxi. Ces chauffeurs appelaient des voitures Uber grâce à l'application pour téléphones intelligents de l'entreprise, et tentaient de raisonner leurs chauffeurs. Un petit groupe de chauffeurs de taxi a aussi créé des affiches autocollantes à l'effigie du directeur général d'Uber, sur lesquelles on peut lire le mot «Jean-Nicolas Guillemette recherché pour son soutien à une activité illégale».

Le directeur général d'Uber Montréal, qui n'a pas apprécié être personnellement ciblé, déplore que le Bureau du taxi n'ait pas sévi contre ces chauffeurs. «Qu'est-ce qu'ils font, au Bureau du taxi, pour dénoncer et calmer les chauffeurs?», demande-t-il.

Mais ces chauffeurs de taxi reprochent au Bureau du taxi de ne pas en faire assez pour enrayer le service UberX. Jeudi, l'un d'eux est entré en contact avec La Presse après avoir eu la visite d'un inspecteur à un stand. L'inspecteur lui a délivré un long constat, exigeant plusieurs réparations cosmétiques sur sa voiture ainsi qu'un nettoyage pour enlever des traces de calcium à l'intérieur de la voiture. «C'est ridicule. Uber nous vole de la clientèle devant notre nez, illégalement, et pendant ce temps, les inspecteurs du Bureau du taxi concentrent leurs efforts sur des défauts mineurs. On est en train de rire de nous», s'est plaint Aki Vassilatos, un propriétaire de taxi qui mène la charge contre Uber.

Ailleurs au CanadaUber a connu son lot de problèmes au Canada.

Toronto : au moins 13 chauffeurs UberX ont été arrêté et accusés, en mars, d'avoir conduit un taxi sans licence. La Ville tente d'obtenir une injonction pour interdire le service UberX dans la métropole.

Vancouver : les autorités provinciales de Colombie-Britannique ont interdit à Uber d'offrir ses services. L'entreprise a rencontré des élus et des représentants de l'industrie des transports, du tourisme et des autorités policières pour tenter de faire évoluer la situation.

Edmonton : la municipalité a tenté d'obtenir une injonction pour interdire le service UberX. La Cour du banc de la Reine a rejeté cette demande.

Québec : au moins une quinzaine de voitures UberX ont été saisies par les agents du Contrôle routier Québec depuis le lancement du service, le 12 février.

Source: lapresse.ca
 
 
Picture
Hassani is confronted by three cab drivers trying to dissuade him from driving for Uber. (Radio-Canada)
Some Montreal cab drivers who don't like Uber have been using the popular ride-share app to track their colleagues who also drive for the car-sharing service.

According to a group of taxi drivers who convened in Old Montreal on Thursday, about 200 of the city's 4,500 cabs are used for Uber.

One of the cabbies confronted fellow driver Redha Hassani: "You're cutting off the branch you're sitting on by bringing them clients."

Hassani said he understands his anti-Uber colleagues' point, but said they're fighting a losing battle.

If I stop doing it, he told the drivers who confronted him, there are 20 people behind me who will keep doing it.

"I don't have a choice, I have to support my family. I just bought a house for the comfort of my children. But now, I'm trying to stay afloat," Hassani said.

Wilson Jean Paul, a representative with the taxi owners' association of Montreal, said that the more time passes, the worse it gets.

"We lost almost 30 per cent of [customers] since Uber started and we want taxi drivers to stop working for Uber Taxi… So we dedicated this month to do some interventions," Jean Paul said.

Cabbie makes wanted posters for Uber managerHassan Kattoua, also an opponent of Uber, said the situation has reached an explosive point. He's taken to sticking a wanted poster featuring the face of Uber Montreal manager Jean-Nicolas Guillemette, to his car.


He also hands out the same poster to his colleagues.

Guillemette said he was shocked when he learned he was being portrayed as a criminal.

"I would be lying if I said it didn't affect me," he said. "They're threats, it's intimidation. The goal, to scare us, will not work."

According to him, Uber has seen exceptional growth in Montreal, with tens of thousands of rides being delivered each month.

Non-professional drivers signing up with UberX have also become more numerous.

UberX is technically illegal in Quebec, but is currently operating in a grey zone until the province can introduce proper legislation dealing with the increasingly popular form of shared transportation.

Source: cbc.ca
 
 
Jeudi après-midi, dans le Vieux-Montréal, une escouade de chauffeurs de taxi est à la chasse. En utilisant l'application Uber, ils traquent leurs collègues qui, pour faire plus d'argent, travaillent aussi pour Uber de temps en temps. Selon eux, environ 200 taxis sur 4500 transportent des passagers pour Uber à Montréal.

On veut raisonner les chauffeurs. « Vous êtes en train de scier sur la branche où vous vous assoyez, vous leur apportez de la clientèle! » explique un des membres de l'escouade à Redha Hassani, qui vient d'être intercepté coin Saint-Laurent et Notre-Dame.

Le chauffeur répond que ce n'est pas de gaité de coeur qu'il arrondit ses fins de mois avec Uber.

« Je n'ai pas le choix, je dois faire survivre ma famille. Je viens d'acheter une maison pour le confort de mes enfants. Mais là, je nage! »— Redha Hassani, chauffeur de taxi et chauffeur pour Uber
Paradoxalement, Uber y est pour beaucoup dans cette période difficile que traversent les taxis montréalais. Comme tout le monde peut maintenant être chauffeur de taxi à ses heures, les taxis ont de moins en moins de clients.


« Plus ça va, pire c'est. On a perdu près de 30 % depuis que Uber a commencé et on veut que les chauffeurs de taxi arrêtent de travailler pour Uber Taxi [...] On a consacré ce mois-ci pour faire des escouades. »— Wilson Jean-Paul, représentant des propriétaires de taxis de Montréal

« J'ai beaucoup d'appuis des chauffeurs de taxi qui sont vraiment saturés. Ils sont rendus à un point explosif », explique le fondateur de l'Escouade de taxi, Hassan Kattoua.

Devant l'ampleur de la crise, il a même décidé d'afficher sur sa voiture le visage du directeur général d'Uber à Montréal, recherché, écrit-il, pour activité illégale. Et il distribue l'affiche aux collègues.

Jean-Nicolas Guillemette a fait le saut quand il s'est vu identifié comme un criminel. « Je vous mentirais si je vous disais que ça ne m'affecte pas. [...] C'est des menaces, c'est de l'intimidation. L'objectif, c'est de nous faire peur, ça ne fonctionnera pas », dit-il.

Selon lui, Uber connaît une croissance exceptionnelle à Montréal avec des dizaines de milliers de transports tous les mois. Les citoyens qui deviennent chauffeurs avec le service UberX sont, eux aussi, de plus en plus nombreux.
« Ce qu'on constate maintenant à Montréal, c'est que si on cumule toutes les heures qui sont faites sur la plateforme et qu'on les divise par 35 heures pour faire une semaine de travail normale, on est à plus de 500 chauffeurs partenaires d'UberX. Donc 500 emplois qui ont été créés à Montréal. »— Jean-Nicolas Guillemette, directeur général pour le Québec pour Uber

Face à une chute de ses clients, Redha Hassani a donc décidé, mercredi, de mettre son permis de taxi en vente. Un permis qu'il avait acheté plus de 200 000 $ en 2007, sans la voiture.

« Hier, je suis allé sur Kijiji. Il y a du monde qui le vend 178 000 avec voiture. Déjà, j'ai perdu plus de 30 000, sans compter les intérêts payés. »— Redha Hassani
Conscients des difficultés de l'industrie du taxi qui fait travailler plus de 11 000 personnes à Montréal, le maire Denis Coderre et le ministre des Transports, Robert Poëti, continuent de répéter qu'UberX est illégal et invitent le Bureau du taxi à saisir les véhicules des chauffeurs. Une opération qui n'est pas simple, d'autant plus que la police doit intervenir pour l'amende et la saisie.

À ce jour, une trentaine de véhicules Uber ont été remorqués depuis septembre à Montréal. L'amende, le remorquage et les frais s'élèvent à presque 1000 $, mais jusqu'ici, Uber dit avoir payé toutes les factures de ses chauffeurs.

Source: radio-canada.ca
 
 
Picture
PHOTO LE JOURNAL DE MONTRÉAL, CHRISTOPHER NARDI Le chauffeur de taxi Hassan Kattoua s’en prend au directeur général d’Uber Québec dans une nouvelle campagne.
Après les véhicules de pompiers et de policiers, voilà que des voitures de taxi de Montréal arboreront désormais des autocollants en signe de protestation.

Depuis quelques jours, des propriétaires de taxi affichent des autocollants avec une photo du visage du directeur général d’Uber Québec, Jean-Nicolas Guillemette. Sous la photo, on peut lire: «Recherché Jean Nicolas [sic] Guillemette (D.G. d’Uber Québec) pour son soutien d’une activité illégale».

Selon le chauffeur qui a lancé le mouvement, Hassan Kattoua, le but est de sensibiliser les clients aux problèmes qui seraient causés par l’arrivée d’Uber et de mettre de la pression sur les autorités pour lutter contre le service.

«On veut que les gens sachent que les chauffeurs de taxi souffrent et qu’on a peu de travail, et c’est à cause d’Uber», a expliqué M. Kattoua en entrevue.

Ainsi, celui-ci s’en prend directement à la tête dirigeante d’Uber au Québec, qu’il aimerait voir amené devant la justice pour avoir lancé un service «illégal».

« Intimidation »

Informé par le Journal de la campagne qui le vise, le DG d’Uber Québec a concédé que ce type d’action ne le laisse pas indifférent.

«En tant que père de famille et Montréalais, je dois avouer que ce genre d’intimidation m’affecte [...] Cet acte choquant et répréhensible s’ajoute à l'intimidation croissante de la part des taxis montréalais», a écrit par courriel M. Guillemette.

Celui-ci a ajouté que de telles initiatives lui «donnent l’énergie» pour continuer à promouvoir l’application mobile à Montréal.

Pour sa part, M. Kattoua ne craint pas d’éventuelles représailles de la part d’Uber ou même le Bureau du taxi de Montréal à cause du caractère public de sa campagne. Toutefois, ce n’est pas le cas de tous les propriétaires de taxi.

«Je m’en fous si le Bureau essaie de me donner une amende ou si M. Guillemette m’accuse de diffamation. Certains chauffeurs ont peur de se joindre à moi par peur de recevoir une contravention, mais il faut agir», a martelé M. Kattoua.


Escouades

Certains véhicules arborent également des autocollants des nouvelles «escouades» de taxis anti-Uber.

Depuis deux semaines, les membres de ces équipes piègent des voitures qui opèrent grâce à UberX et appellent les policiers afin qu’ils en fassent la saisie.

«Il faut nettoyer la maison de ces chauffeurs imposteurs», a conclu le propriétaire de taxi, en ajoutant que les escouades continueront d’agir.

Source: journaldemontreal.com
 
 
MONTREAL, April 9, 2015 /CNW Telbec/ - In a context disrupted by the emergence on the Quebec market of illegal transport operators, a certain number of rumors have been circulating, in particular via social media, on the creation of private "squads" whose actions, not without violence, have appeared to specifically target persons doing business under the Uber X banner.

Alerted by these ongoing rumors and the seriousness of the alleged facts, the Board of Directors of the Comité Provincial de Concertation et de Développement de l'Industrie du Taxi (CPCDIT), an organization that represents theQuebec taxi industry, convened an urgent meeting to examine the situation. Subsequent to the meeting, the CPCDIT issued the following press release:

"The Board of Directors of the Comité Provincial de Concertation et de Développement de l'Industrie du Taxi (CPCDIT),

  • After having been apprised of the information circulated by various media and via social media networks and reporting the creation of alleged "squads" to counter illegal transportation, and in particular against the operations in Quebec of the multinational company Uber and Uber X,
  • After investigating these statements,
Noted that an extremely small number of incidents have in fact opposed regular taxi drivers operating legally and drivers acting in full violation of the laws and regulations on passenger transportation in Quebec.

The CPCDIT Board of Directors also noted that these incidents were limited to verbal exchanges between their protagonists and at no time led to any acts of violence, assault or legally reprehensible acts.

The results of the investigation led to the conviction that the incidents are neither organized or supported by any type of organization, but constitute a reaction (that is understandable) on the part of particularly vulnerable workers who are exasperated by the illegal practices and the apparent impunity which billionaire multinational corporation Uber appears to benefit from and by the threat that these facts constitute to their trade, income, public safety and the interests of Quebec and Quebecers.

It was also found that the existence of "anti-Uber squads" is in fact merely a new attempt to manipulate public opinion on the part of the multinational Uber, whose activities in this respect are in fact well-known.

This being said,

The Comité Provincial de Concertation de Développement de l'Industrie du Taxi (CPCDIT) would like to reiterate the following:

  • Its policy positions, in this instance the fight against illegal practices in relation to passenger transport in Quebec and against all that such illegal practices induces in terms of risks to the safety and the individual and collective interests of Quebecers;
  • Its conviction that this fight can only be carried out in a legal manner, by informing users of passenger transport of the risks of illegal practices in this area;
  • Its actions aimed at raising the awareness of municipal and provincial decision-makers on the need to enforce existing laws and regulations on passenger transport.
Lastly, the CPCDIT is urging taxi drivers and taxi company owners to remain calm, to not react to any provocations, and to comply with the authorities' request by reporting any illegal situations they have been or may be witness to."

SOURCE Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT)

 For further information: Danielle Cyr, Director General, Telephone: 450-646-4450, Fax: 450-646-3134, E-mail:dcyr@cpcdit.ca
 
 
Passenger Alexandre Meterissian says cab drivers blocked UberX car on busy downtown street

A passenger who witnessed a confrontation between a pair of Montreal taxi drivers and two UberX drivers says he's still not dissuaded from using the popular car-sharing service.

Alexandre Meterissian called for an UberX from the corner of Sherbrooke Street and St-Laurent Boulevard one early afternoon last week.

Meterissian told CBC Daybreak on Tuesday that the taxi driver launched into a tirade, calling the UberX driver a scab and threatening to call the police.

He said that a second cab driver blocked the UberX car when his driver tried to get away.

Kamal Sabbah of the Montreal Taxi Owners' Association said he doesn't condone what the taxi drivers did, but understands why they did it.

"Ninety-five per cent of taxi drivers and owners, they're doing a very good job," he said on Daybreak. "This is how they feed their families."

UberX is currently operating in a grey zone in Quebec. Mayor Denis Coderre and Transport Minister Robert Poëti say the service is illegal, and Montreal police have impounded cars used for UberX purposes.


Yet UberX continues to operate in Montreal, and Uber officials have said they have no intention of stopping.

The company has asked the province to make clear rules about car sharing.

There are currently about 4,000 licensed cab drivers in Montreal, according to Sabbah.

The introduction of Uber to Montreal has been a hotly debated topic at the municipal and provincial levels, with cab drivers going on the offensive by saying the service is compromising their ability to make a living.

Meterissian said that for customers like him, traditional taxi services just aren't cutting it in terms of quality. He said they should take the opportunity to adapt and offer better service.

"Uber is offering a fantastic service, and I just hope that taxi drivers, instead of just fighting the system, will actually offer a service that is better or at least equal quality to Uber," he said.

Source: cbc.ca
 
 
(Québec) Deux chauffeurs d'UberX ont été interceptés pour une deuxième fois par Contrôle routier Québec jeudi soir.

Les contrevenants devront de nouveau passer devant un juge au palais de justice de Québec pour récupérer leur véhicule. Les constats d'infraction remis aux conducteurs fautifs varient entre 350 $ et 1050 $. Ils doivent aussi payer pour les frais de service liés au remorquage du véhicule.

Pour une deuxième infraction, «c'est au juge de décider si l'amende va augmenter», souligne au Soleil Claude Boucher, directeur du soutien aux opérations, enquêtes et renseignements de Contrôle routier Québec. «C'est pour cette raison qu'on parle de 350 $ à 1050 $.» Le véhicule pourrait aussi être saisi durant une période de 60 jours.

L'opération menée jeudi par Contrôle routier Québec a entraîné la saisie de six véhicules. «Deux véhicules à Longueuil et quatre à Québec», précise le directeur.

Depuis l'arrivée à Québec du programme UberX le 12 février dernier, Contrôle routier Québec a mis la main sur 16 véhicules et distribué 19 constats d'infraction. «Nous avons aussi une trentaine de dossiers qui sont présentement sous enquête qui vont fort probablement généré des infractions», ajoute M. Boucher. «Ce n'est pas nécessairement des actions avec saisi. C'est plutôt suite à des dénonciations.»

D'autres opérations sont à prévoir au cours des prochaines semaines, prévient le directeur. «Durant les derniers jours, nous avons travaillé un peu plus sur nos dossiers d'enquête, maintenant nous revenons sur la route avec l'espoir que les gens saisissent le message.» Aucun passager d'UberX n'a encore été mis à l'amende.


Source: lapresse.ca
 
 
Contrôle routier Québec fait la vie dure aux chauffeurs du service de covoiture Uber, alors que quatre véhicules ont été saisis à Québec jeudi, portant ainsi le nombre total à 14 pour la région de la Capitale-Nationale depuis le début du mois de février.
 
Au Québec, 16 véhicules en infraction ont été saisis depuis le début des frappes de Contrôle routier. Ces chiffres excluent l'île de Montréal.
 
«Ces gens-là se trouvent à offrir une sorte de transport rémunéré en ne détenant pas les permis nécessaires. Ils contreviennent ainsi à l’industrie du taxi et se retrouvent dans l’illégalité», explique le porte-parole de Contrôle routier, Eric Santerre.
 
Constats couteux
 
Contrôle routier ne lésine pas avec les chauffeurs du service de covoiturage, alors que les constats d’infraction remis aux conducteurs varient de 350$ à 1050$. S’ajoutent ensuite à la facture les frais de service et ceux liés au remorquage du véhicule.
 
Pour le moment, les utilisateurs du service pris en défaut ne sont pas pénalisés, mais la situation pourrait être revue prochainement. «Le client pourrait éventuellement avoir une contravention de notre part», affirme M. Santerre.
 
Arrestations
 
M. Santerre reste toutefois discret sur les méthodes opérationnelles servant à repérer les chauffeurs fautifs. «C’est certain que c’est une application qui nuit aux chauffeurs de taxi, donc on peut avoir des informations de leur part, autant que de monsieur ou madame Tout-le-monde», précise-t-il.
 
À Québec, les règles sont appliquées par Contrôle routier Québec qui, au contraire du Bureau du taxi de Montréal, a le pouvoir de saisir des véhicules en plus d’émettre des constats.
 
L’industrie du taxi s’ajuste
 
Récemment, afin de contrer les effets d’Uber, les chauffeurs de taxi de Québec ont lancé une application gratuite permettant aux clients de commander une course, peu importe leur point de départ et leur destination.
 
Mais, cette méthode semble insuffisante pour l’instant, alors qu’Uber, qui fonctionne selon l’offre et la demande, serait plus avantageux pour le client, tout dépendant l’heure de la journée.
 
Selon Uber, une course commandée via son application serait en moyenne 30% moins chère qu’une course en taxi ordinaire.
 
Les utilisateurs d’Uber peuvent également  payer directement via l’application, ce qui fait en sorte que les chauffeurs n’ont pas besoin de garder d’argent dans la voiture ni de machine Interac.

Source: journaldequebec.com
 
 
Engagés dans une guerre d'usure, Uber et l'industrie du taxi se sont tous deux récemment payé des lobbyistes d'allégeance libérale pour convaincre les décideurs publics québécois du bien-fondé de leur position respective.

La multinationale du taxi sans licence veut obtenir un feu vert clair du gouvernement pour oeuvrer dans la province et dissiper l'actuel « vide juridique concernant le covoiturage urbain ».

Elle a donc mis sous contrat l'ex-chef de cabinet de la ministre Line Beauchamp, devenu expert en relations gouvernementales, ainsi qu'une collègue récemment passée par l'exécutif des jeunes libéraux.

« On veut expliquer c'est quoi le modèle », a dit François Crête, passé du cabinet Beauchamp à la firme Cohn & Wolf. « On va expliquer pourquoi Uber veut être réglementée. C'est très rare, au Québec, une entreprise qui veut être réglementée. »

« C'est un modèle d'affaires qui n'est pas encore très connu », a-t-il ajouté.

Geneviève Benoit l'aidera à convaincre cinq ministres, les maires de Montréal et de Québec, ainsi que des députés de l'Assemblée nationale de « mettre en place un cadre législatif permettant la pratique des entreprises qui offrent un service de covoiturage citoyen au Québec ». La jeune lobbyiste a été coordonnatrice aux communications de la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec jusqu'à l'automne dernier. Selon un profil virtuel, elle est toujours présidente de la commission politique du parti en Montérégie.

« Contrer le transport illégal »

Sur l'autre front se trouve Michel Rochette, ex-patron des communications du Parti libéral du Québec (PLQ), passé à la firme National. C'est le Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi qui l'a embauché.

Il doit « rappeler » au ministre des Transports « l'importance d'appliquer rapidement les lois et règlements actuels qui encadrent l'industrie du taxi afin de mieux protéger les usagers et, surtout, contrer le transport illégal ».

Dans un échange de courriels, M. Rochette a souligné qu'il s'agissait d'un court mandat. « Mes gestes de lobbying ont été effectués en février, a-t-il écrit. Il n'y en aura pas d'autres. »

D'un côté comme de l'autre, les lobbyistes s'attendent à recevoir « de 10 000 $ à 50 000 $ » pour leurs services, selon le registre qu'ils doivent remplir.

Selon François Crête, ses liens étroits avec les cercles libéraux ne changent rien à son travail. « Il y a de l'intérêt [pour ce dossier] même si je n'étais pas un ancien chef de cabinet libéral », a-t-il dit, soulignant que les députés se font souvent parler d'Uber par leurs électeurs. « Ça n'a rien à voir avec ma couleur politique ou la couleur politique de Geneviève. »

Source: lapresse.ca
 
 
MONTRÉAL – Le Bureau du taxi (BTM) aimerait réunir tous les taxis de la métropole dans une application mobile pour les rendre plus facilement accessibles et un bouton d’urgence pour sécuriser les clients.

En entrevue avec le 24 Heures, le nouveau directeur par intérim du BTM, Alain Rochon, a indiqué que la sécurité des taxis et le service à la clientèle sont les deux points prioritaires sur lesquelles les entreprises et propriétaires de taxi doivent agir contre Uber.

«L’industrie du taxi doit faire un virage important et se prendre en main [...] Une des forces des chauffeurs, c’est leur nombre. Uber ne peut pas rivaliser avec 4500 voitures, alors pourquoi ne pas rassembler tout le monde dans une application», s’est demandé M. Rochon, en poste depuis le mois de février dernier.

En plus des caméras intérieures qui seront bientôt obligatoires, le DG par intérim souhaite également voir l’apparition de boutons «panique» dans les taxis, autant à l’avant pour les chauffeurs qu’à l’arrière pour les clients.

Du même coup, il croit qu’une image de marque uniforme à travers l’industrie – comme une couleur de voiture ou même un uniforme pour les chauffeurs – aiderait les voyageurs à distinguer un taxi réglementé d’un transport illégal.

«Le but est d’augmenter l’image et la qualité du service des chauffeurs. Si l’industrie ne le fait pas seule, nous allons devoir le faire avec de la réglementation», a rajouté M. Rochon.

Davantage de services

S’inspirant de ce qui se fait dans d’autres grandes villes, M. Rochon dit que les propriétaires de taxi doivent voir plus grand que le transport s’ils veulent demeurer compétitifs.

Offrir du WiFi dans les voitures ou des écrans réservés aux clients qui indiquent la météo, les nouvelles, une liste de points d’intérêts et même des publicités, rendrait les taxis d’autant plus attrayants, croit le DG.

«Les panneaux sont un incontournable. Les règlements ne le permettent pas présentement, mais il va falloir faire des changements, car ces écrans sont inévitables pour donner une valeur ajoutée aux taxis», a soutenu M. Rochon, qui envisage d’utiliser les revenus publicitaires pour alimenter un éventuel fonds de développement pour les taxis.

Unité dans l’industrie

Il sera impossible pour l’industrie de mettre en place les changements nécessaires si les acteurs principaux n’unissent pas leurs efforts, avertit toutefois

le nouveau DG. Il espère donc que l’arrivée d’Uber sera le catalyseur du changement à Montréal.

«Le BTM ne peut pas faire les changements pour les propriétaires, mais on veut favoriser la concertation entre les différents acteurs pour augmenter la qualité des services ensemble», a conclu M. Rochon.

Le DG du Bureau de taxi veut plus de saisies de voiture UberX

 Le nouveau directeur général par intérim du Bureau du taxi (BTM), Alain Rochon, promet de sévir fortement contre les voitures d’Uber, mais refuse d’appuyer les «escouades anti-Uber» lancées par des chauffeurs de taxi la semaine dernière.

En entrevue avec le 24 Heures, M. Rochon a indiqué qu’au cours de la fin de semaine dernière, les inspecteurs du BTM ont saisi neuf véhicules UberX, portant le total à 20 depuis le début de l’année.

«Quand je suis arrivé, on n’avait pas vraiment encore donné le feu vert pour intercepter les véhicules UberX. Je les ai donc enclenchées de façon régulière», a avoué M. Rochon, sans vouloir préciser à quelle fréquence il espère lancer des interventions.

Tout en avouant qu’il travaillait avec peu de ressources, M. Rochon a tout de même refusé de donner son appui aux brigades de chauffeurs de taxi qui veulent faire le travail des inspecteurs et «piéger» des véhicules Uber afin de les faire saisir.

«Nous ne sommes vraiment pas en faveur de ces interventions, au contraire, car elles touchent la sécurité des chauffeurs et des citoyens qui sont impliqués. Ils doivent faire confiance aux autorités», a conclu M. Rochon.

Source: 24hmontreal.canoe.ca