Des chauffeurs de taxi montréalais ont décidé de se faire justicecontre leur concurrent UberX en formant des «escouades» pour piéger et faire saisir les véhicules qui opèrent grâce à l'application américaine. 
Vendredi midi, un chauffeur de taxi incognito a commandé une voiture via l'application UberX afin de se rendre à la place Ville-Marie.

Arrivé à destination, un groupe de chauffeurs de taxi a encerclé le véhicule et a contacté la police dans le but que le conducteur soit mis à l'amende et que sa voiture soit saisie.

«La seule chose que la police nous a dit de ne pas faire est d'agresser ou retenir physiquement les gens», a expliqué Wilson Jean-Paul, un des instigateurs de la brigade.

Toutefois, quelques minutes après l'arrivée des policiers, les organisateurs ont été amèrement déçus de constater que le chauffeur UberX a pu quitter l'endroit dans son véhicule et sans contravention.

«C'est une injustice. C'est le mandat de la police de Montréal de sévir contre ceux qui font du transport illégal et ils laissent partir les contrevenants», s'est insurgé l'organisateur.

En effet, selon la Loi concernant les services de transport de taxi, seuls les agents de la paix, soit les agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et autres corps policiers, ont le droit de saisir un véhicule pour transport illégal.

Trop peu d'actionsSelon M. Jean-Paul, c'est la «lenteur d'action» du Bureau du taxi de Montréal (BTM) contre le transport illégal qui a poussé les chauffeurs de taxi à prendre le dossier en main.

Il a notamment déploré un manque d'inspecteurs chez l'organisme paramunicipal, qui en dénombre près d'une dizaine pour couvrir l'ensemble du territoire montréalais.

«Les choses avancent, mais très lentement, a expliqué le chauffeur de taxi. Le nouveau directeur général au BTM semble avoir une volonté, mais il manque de moyens et les choses vont de mal en pire. Alors on essaye de nouvelles tactiques.»

Il y a déjà eu 11 saisies de voitures UberX depuis le début de l'année, rapportait vendredi matin le 24 Heures.

Grande manifestation 
Malgré la déception des chauffeurs envers la réaction des policiers vendredi, ils n'entendent pas pour autant baisser les bras face à UberX. Ils espèrent notamment organiser une «énorme» manifestation au cours des prochaines semaines durant laquelle aucun taxi ne répondrait aux appels des répartiteurs.

Le 19 février, des centaines de taxis ont bloqué une portion du boulevard René-Lévesque près du bureau du ministère des Transports afin de dénoncer son «inaction» envers le transport illégal

Source: tvanouvelles.ca
 
 
MONTRÉAL - Malgré des ressources «limitées», le nouveau directeur général par intérim du Bureau du taxi de Montréal (BTM) promet de s'attaquer davantage à UberX, a appris le journal 24 Heures.

Selon une source bien au fait du dossier, le directeur général Alain Rochon, en poste depuis près d'un mois, aurait promis à plusieurs représentants des chauffeurs de taxi qu'il sévirait le plus fort possible contre ce service «illégal».

Il aurait toutefois signalé que ses pouvoirs et ressources étaient «limités», ayant moins d'une dizaine d'inspecteurs à son service.

Rappelons toutefois que le BTM avait demandé au ministre des Transports, Robert Poëti, de lui accorder le pouvoir de saisir des voitures sans devoir passer par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Celui-ci a promis de mettre en marche le processus législatif le plus rapidement possible.

Une saisie par semaine

Selon les données du SPVM, environ un véhicule est saisi par semaine en lien avec l'utilisation d'UberX, cette application qui permet aux automobilistes de se transformer en chauffeurs.

En date du 25 mars, la police de Montréal et le Bureau du taxi avaient déjà saisi 11 véhicules conduits par des utilisateurs d'UberX depuis le début de l'année. Ces saisies sont accompagnées de contraventions allant de 350 $ à 1050 $.

À ce nombre s'ajoutent neuf autres voitures saisies pour transport illégal, généralement en lien avec le transport vers l'aéroport de Montréal.

La porte-parole du SPVM, Anna-Claude Poulin, qui gère également les communications pour le BTM, n'était toutefois pas en mesure de confirmer s'il y aurait de nouvelles mesures entreprises contre les chauffeurs d'UberX.

Il n'y a pas eu de saisies de voitures liées à Uber en 2014.

Le directeur général d'Uber Montréal, Jean-Nicolas Guillemette, ne s'inquiète pas pour autant de la saisie régulière des véhicules de ses chauffeurs.
 
Source: 24hmontreal.canoe.ca
 
 
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Michel Long, président de CO-OP Taxi Terrebonne, s’est joint au mouvement anti-Uber en protestant avec le foulard jaune de la solidarité. (Photo : Karine Limoges)
Les 31 voitures de CO-OP Taxi Terrebonne ont rejoint le mouvement lancé par le Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi (CPCDIT) en arborant, du 24 février au 1er mars, le foulard jaune de la solidarité. Les propriétaires de taxi manifestent ainsi contre le service de transport Uber. «Il faut agir avant que ce service illégal gangrène dans d’autres territoires [que Montréal]», note Michel Long, président de CO-OP Taxi Terrebonne.

Bientôt, Uber va s’attaquer aux régions, croit le président. Or, le gouvernement répète que le service Uber demeure du transport illégal, ses chauffeurs ne détenant ni permis d’exploitation, ni immatriculation commerciale. M. Long craint aussi pour la sécurité des usagers qui empruntent ce service par le biais d’une application mabile, et se retrouvent dans un véhicule qui ne les assure pas advenant un accident et qui n’a pas été inspecté au préalable comme un taxi doit l’être.

L’offensive «Foulards jaunes» visait à sensibiliser les médias et le grand public aux conséquences néfastes du transport illégal. «Nous devons employer divers moyens pour que le gouvernement se positionne fermement, il faut que le plus de gens possible s’engagent en notre faveur avant qu’il ne soit trop tard», ajoute M. Long. Chaque propriétaire de taxi a ainsi placé un foulard jaune, «couleur de la sécurité», coincé dans le haut de la fenêtre arrière du côté conducteur. Des cartons d’information au sujet du transport illégal ont également été distribués aux clients cette semaine-là.

Michel Long promet de poursuivre le travail de sensibilisation auprès des clients qui empruntent le taxi. «Ce n’est pas de la saine compétition quand on pense à tous les frais que les chauffeurs accrédités doivent acquitter : l’immatriculation commerciale, jusqu’à 1 000 $, les assurances, de 1 000 à 2 000 $, la vérification du taximètre, 40 $ aux six mois et l’inspection mécanique, 100 $ deux fois par année. Le gouvernement nous demande beaucoup pour être conforme, mais il cautionne ce service illégal…»

Uber aperçu en région

Michel Long confie que deux de ses chauffeurs ont eu connaissance de l’arrivée d’Uber dansla région Les Moulins.Il explique que l’un d’entre eux aurait eu une dispute avec un chauffeur d’Uber qu’il a croisé sur son chemin, et un autre aurait tenté le coup en commandant une course à Uber par le biais de l’application mobile. À l’arrivée du véhicule, il aurait annulé sa requête. «C’est une question de sécurité avant tout, conclut M. Long, même si sauver quelques dollars, c’est tentant.»

Source: larevue.qc.ca
 
 
Les revenus d'UberX, un service jugé illégal par le ministère des Transports, échappent-ils en grande partie au fisc? Des experts en fiscalité internationale consultés par La Presse croient que c'est le cas.

Au Canada, toutes les sociétés qui ont un établissement stable sont soumises à des impôts avoisinant les 30%. Mais grâce à une structure complexe de filiales internationales basées aux Pays-Bas et aux Bermudes, Uber semble être exemptée des impôts sur les revenus qu'elle tire du service UberX.

«C'est une structure assez typique qui permet, à travers différents véhicules hollandais, de faire circuler du profit sans imposition, et éventuellement de le rapatrier jusqu'à l'actionnaire», indique le consultant en fiscalité internationale Yves Coallier, qui s'est penché sur le dossier à la demande de La Presse.

«Il n'y a rien à première vue qui apparaît illégitime ou boiteux dans cette façon de faire. Disons qu'ils font un bon arbitrage de ce que la législation canadienne leur permet», précise le consultant.

Transferts bancaires des Pays-Bas

Selon nos vérifications, les transactions effectuées lors de l'utilisation de l'application UberX à Montréal sont facturées par Uber B.V., une filiale néerlandaise d'Uber incorporée à Amsterdam. L'argent est débité par carte de crédit à partir des Pays-Bas.

Les chauffeurs d'UberX sont aussi payés par Uber B.V., par transferts bancaires faits à partir des Pays-Bas.

La filiale néerlandaise d'Uber appartient quant à elle à 100% à Uber international C.V., une entité enregistrée aux Bermudes, un paradis fiscal qui offre un taux d'imposition nul et qui garantit le secret bancaire.

Pour éviter de payer des impôts d'entreprises au Canada, Uber devrait cependant démontrer que sa filiale néerlandaise n'a pas d'«établissement stable» au Canada, comme le prévoit la convention fiscale entre le Canada et les Pays-Bas.

Or, Uber B.V. n'a aucun bureau connu au Canada. Elle n'est pas non plus inscrite aux registres canadien et québécois des entreprises. À Montréal, les chauffeurs sont rencontrés dans une salle de conférence d'un hôtel du boulevard René-Lévesque. Et la seule façon de contacter les administrateurs de l'entreprise est de passer par le courriel; aucun numéro de téléphone local n'est connu.

Qui plus est, l'application pour téléphone intelligent d'Uber, qui met en relation les chauffeurs et les clients, utilise des serveurs informatiques qui semblent se trouver aux États-Unis, selon des vérifications réalisées par La Presse avec un renifleur de données (un logiciel qui indique où vont et d'où proviennent les données informatiques échangées par l'application).

Il s'agit là d'une information importante, puisque l'OCDE considère que la localisation physique d'un serveur informatique est cruciale pour déterminer si une entreprise a un établissement stable dans un pays donné.

«Un établissement stable, c'est de beaucoup attaché à l'occupation d'un espace physique. Et là, comme on est sur le web, on tombe dans des logiques interprétatives du commerce électronique. Les conventions sont un petit peu moins claires sur ces questions-là; on n'est pas dans un cas de figure qui est clair comme de l'eau de roche», constate M. Coallier.

Seul le comptable et le fisc le savent

Il n'y a actuellement aucun moyen de savoir si Uber utilise ou pas cette stratégie fiscale auprès de Revenu Canada ou de Revenu Québec. Seul un mandataire dûment autorisé par l'entreprise peut obtenir cette information.

Chose certaine, «comme ils [Uber B.V.] fonctionnent avec des sous-traitants indépendants, qu'ils n'ont pas d'employés salariés ni de bureaux et pas de place d'affaires, ils pourraient être exemptés d'impôt au Canada», suggère M. Coallier.

«Une entreprise qui n'a pas d'établissement stable au Canada n'a même pas à déposer de déclaration de revenus», précise André Lareau, professeur de fiscalité à la Faculté de droit de l'Université Laval.

Lorsque nous avons demandé à Uber si sa filiale Uber B.V. possède un établissement stable et paie des impôts d'entreprise au Canada, son porte-parole Xavier Van Chau nous a répondu ceci: «Je comprends votre niveau d'intérêt, mais je n'ai rien à ajouter au-delà de ce que nous avons déjà déclaré: Uber se conforme à toutes les lois fiscales et paie ses impôts en conséquence, dans toutes les juridictions où elle est en affaires, incluant le Canada.»

Pour Allison Christians, professeure de droit fiscal à l'Université McGill, cette réponse d'Uber «est la réponse standard de l'industrie à toutes les demandes médiatiques concernant l'évitement fiscal».

«Les administrateurs ne révèlent pas ce que leurs entreprises paient, sauf lorsque la loi les force à le faire. Et dans l'état actuel des choses, les lois en vigueur ne requièrent pas suffisamment de transparence», soutient-elle.

L'Agence du revenu du Canada (ARC) affirme ne pas pouvoir commenter le cas spécifique d'Uber. «Toute compagnie qui vend un produit doit déclarer ses revenus pour verser la TPS et la TVH [la taxe provinciale]», indique le porte-parole Philippe Brideau. Vérification faite, Uber B.V. récolte bien la TPS et la TVQ au nom des chauffeurs, mais il demeure impossible de savoir si elle paie des impôts sur les sociétés sur les revenus qu'elle déclare.

Comme Bombardier et Apple

Les structures internationales semblables à celle utilisée par Uber ne sont pas rares. Bombardier, Apple et Google, pour ne nommer que celles-là, utilisent des structures fiscales internationales comparables pour réduire leurs impôts d'entreprise au Canada et aux États-Unis.

Mme Christians se montre très critique à l'égard de ce type de structure fiscale. «Nous avons des règles épouvantables qui ont été faites en 1923, et quand vous faites des affaires en 2015, c'est précisément le genre de distorsion qu'elles produisent», déplore-t-elle.

«C'est le problème avec la nouvelle économie: les entreprises peuvent opérer de partout et de nulle part à la fois, et les lois ne sont pas adaptées. Soit les législateurs ne sont pas capables d'adapter les règles, soit ils ne savent tout simplement pas qu'elles ne fonctionnent pas, soit ils s'en fichent carrément», ajoute Mme Christians.

Uber possède bien une structure incorporée au Canada - Uber Canada inc. -, mais cette entreprise, selon son directeur général Jean-Nicolas Guillemette, a pour mandat de faire du marketing et de la publicité pour Uber. Elle fait aussi du lobbyisme auprès des autorités canadiennes. Mais elle ne s'occupe pas des transactions.

«Moi, j'ai un job ici à faire, qui est de m'assurer qu'on s'assoit avec les autorités et qu'on arrive à faire avancer notre dossier. Le reste, c'est de la poutine interne», a affirmé M. Guillemette lors d'une récente entrevue.

Officiellement, Uber Canada inc. offre des «services de support et de commercialisation», peut-on lire dans le Registre des entreprises du Québec. Mais c'est Uber B.V., basée aux Pays-Bas, qui est propriétaire de l'application pour téléphone intelligent mettant les chauffeurs en relation avec les clients, apprend-on à la lecture du contrat liant Uber à ses chauffeurs.

Il nous a été impossible de savoir d'où proviennent les revenus de la filiale canadienne. «Uber Canada [...] honore ses obligations de payer des taxes comme toutes les entreprises qui font affaire au Canada, a déclaré par courriel le porte-parole d'Uber, Xavier Van Chau. Qui plus est, Uber Canada emploie des travailleurs canadiens qui paient des impôts sur leurs revenus à l'Agence canadienne du revenu. Les chauffeurs avec qui nous sommes partenaires, comme tous les travailleurs gagnant des revenus, sont tenus de remplir leur déclaration de revenus chaque année.»

Le processus de saisies a été clarifié, dit Coderre

Le maire de Montréal Denis Coderre dit avoir clarifié le processus par lequel le Bureau du taxi pourra procéder aux saisies de voitures UberX.

La ville considère UberX comme illégal, mais les saisies de véhicules, annoncées en décembre par le maire et le ministère des Transports, tardent à se faire. Seulement deux chauffeurs se sont fait saisir leurs voitures à Montréal, alors qu'à Québec, où le service a été lancé il y a deux semaines, déjà six véhicules ont été saisis.

La nomination d'un nouveau directeur par intérim au Bureau du taxi de Montréal a ralenti le processus, explique M. Coderre en entrevue à La Presse. «Ce sera le SPVM qui procédera aux saisies sur notre territoire, précise-t-il. On a un processus. Le message a été passé. Mais je n'appelle pas tous les matins pour dire: «Voici le quota de voitures à saisir»», dit-il.

La structure de filiales internationales qu'utilise Uber place par ailleurs le maire de Montréal «devant plus de questions que de réponses».

«Je ne suis pas contre la technologie, dit M. Coderre, mais là, on a trois questions à se poser: est-ce qu'Uber paie des impôts adéquats auprès de Revenu Québec et Revenu Canada? Est-ce que les assurances qu'elle dit donner à ses chauffeurs sont suffisantes - parce que s'il arrive un accident, ce n'est pas clair s'ils sont couverts? Et qu'est-ce qu'on fait avec la valeur de l'ensemble des permis de taxi, qui représente 1,2 milliard? Est-ce qu'on la laisse aller?», demande-t-il.

«Le droit va moins vite que la technologie. Mais c'est sûr que faire du transport illégal, ç'a des conséquences. On ne peut pas débarquer, comme le fait Uber, en agissant comme s'il n'y a aucune règle.»


Source: lapresse.ca
 
 
Plusieurs changements technologiques sont survenus dans l'industrie du taxi à Montréal depuis un an. Alors que plusieurs intervenants du milieu y voient l'effet de l'arrivée de l'applicationUber, tous s'entendent pour dire que l'industrie montréalaise est en mode rattrapage.

Nouvelles applications, meilleurs systèmes de répartition, payement automatique par téléphone intelligent. Les améliorations technologiques se succèdent de plus en plus rapidement parmi les principales entreprises de taxi sur l'île depuis l'arrivée d'Uber.

En novembre dernier, par exemple, Taxi Diamond a annoncé qu'elle investissait 1 million $ pour améliorer son service, dont des améliorations à son application mobile et davantage d'inspecteurs pour surveiller ses chauffeurs.

De son côté, Taxi Hochelaga a lancé une première application pour téléphones intelligents il y a plusieurs mois et a imposé la présence d'une machine pour cartes de débit et crédit dans les véhicules de tous ses chauffeurs.

Deux autres compagnies d'importance, Taxi Pontiac Hemlock et Taxi Champlain, ont également lancé des applications mobiles au cours des derniers mois pour offrir une nouvelle façon d'appeler un taxi à la clientèle.

Selon des directeurs de deux des plus importantes entreprises de taxi à Montréal, soit Taxi Diamond, et Taxi Champlain, les améliorations qu'ils ont apportées à leurs flottes étaient prévues indépendamment de l'arrivée d'Uber.

Toutefois, ils croient que l'entreprise américaine agit comme catalyseur de la modernisation de l'industrie montréalaise, malgré son caractère illégal.

«Des entreprises comme Uber et anciennement Hailo nous ont forcés à nous adapter plus rapidement, ils nous poussent beaucoup», a indiqué Betty Papa, présidente de Taxi Champlain.

«Plusieurs compagnies ont soudainement publié des applications dans les derniers mois. L'arrivée d'Uber a beaucoup poussé l'industrie du taxi à se moderniser, à devenir meilleur et à améliorer le service à la clientèle», a ajouté le directeur général adjoint de Taxi Diamond, Raffi Artinian, qui croit que ce sont surtout les petites entreprises qui ont dû s'adapter rapidement.

Changer les règlements

Les président de Taxi Hochelaga et président du Comité provincial de concertation et développement de l'industrie du taxi (CPCDIT), Dory Saliba, croit plutôt que ce sont des changements de règlements «désuets» par la Ville de Montréal qui ont permis à l'industrie de se moderniser.

Il a notamment pointé du doigt une ancienne règle municipale qui ne permettait pas aux chauffeurs d'avoir des écrans et des GPS dans leurs voitures jusqu'à la fin des années 2000.

«Nous avons longtemps été menottés. C'était impossible pour une compagnie de faire de la répartition par GPS plutôt que par téléphone, alors comment est-ce qu'on pouvait s'améliorer si la Ville ne nous le permettait pas?», a lancé M. Saliba.

Celui-ci a dit qu'il y avait encore des politiques municipales qui empêchent le bon développement des taxis, notamment l'interdiction d'avoir des écrans derrière l'appui-tête des chauffeurs comme il se voit dans d'autres villes telles que New York.

Changements pour les chauffeurs?

Chez les chauffeurs de taxi, on signale que certaines récentes améliorations ont eu un effet bénéfique sur leur travail, particulièrement la répartition par GPS grâce à un écran dans la voiture.

Toutefois, ils espèrent encore voir plusieurs changements à la technologie qu'ils utilisent.

«J'aimerais beaucoup qu'on améliore le compteur qu'on a dans les voitures, car il est vieux et très laid. Idéalement, on nous indiquerait aussi le mode de paiement du client lorsqu'on nous envoie un appel, ou même une description physique pour mieux l'identifier», a avoué le chauffeur Khan Frodeus.

«On a encore plusieurs problèmes avec les machines qu'on nous offre pour faire le paiement par carte de crédit et ça dérange beaucoup nos clients. Les frais que nous imposent les banques sur chaque transaction est très coûteux aussi», a ajouté son collègue Henry Thomas.

Quelques changements apportés par les entreprises de taxi depuis un an

- Lancement de plusieurs applications mobiles pour héler un véhicule

- L'obligation d'offrir le paiement par carte de débit/crédit

- Multiplier les inspecteurs pour assurer un meilleur service à la clientèle

- Améliorer les systèmes de répartition par téléphone et GPS pour mieux gérer les taxis sur la route

Source: tvanouvelles.ca
 
 
Le président d’Uber au Québec balaie du revers de la main les arguments des chauffeurs de taxi voulant que la sécurité d’UberX soit déficiente et trouve «décevante» la réaction de ces derniers qui ne cherchent selon lui «qu’à protéger leur monopole».

«Au lieu d’essayer de s’améliorer, ils montent toujours aux barricades et partent en guerre contre toute autre solution de transport», que ce soit une navette pour l’aéroport, les Bixis ou l’Écolobus à Québec, déplore Jean-Nicolas Guillemette.

Les taxis protestent

Les taxis manifestent contre UberX depuis lundi avec un foulard jaune dans leurs voitures, la couleur qu’ils associent à la sécurité. Mais l’entreprise californienne a de solides arguments pour affirmer que son service est sécuritaire :

Chauffeurs identifiables... et identifiés

«Quand tu commandes une voiture UberX, t’as l’identité (le prénom) du chauffeur, sa photo, la marque de son véhicule et sa plaque d’immatriculation. Tu sais toujours avec qui t’embarques», assure M. Guillemette.

Mais les chauffeurs de taxi affichent aussi leurs permis, leur photo et leur nom dans le véhicule, ça revient au même? Non, répond-il. «Si un acte malheureux survient, est-ce que tu vas te souvenir du nom du gars et de son numéro? Nous on est capable de retracer toutes les courses faites dans notre système pour une période de cinq ans. Chez les taxis, en cas de plainte, c’est extrêmement difficile de retrouver le coupable.»

Chez Uber, les informations des dernières courses restent enregistrées dans le téléphone de l’utilisateur.

Des courses suivies à la trace

«On peut suivre en temps réel la course. On sait le véhicule est où. Si un malheur arrive, on peut rapidement communiquer avec les autorités. Autant pour le chauffeur que pour l’utilisateur», explique M. Guillemette. De nombreux taxis sont aussi équipés de GPS, mais pas tous, et ce n’est pas obligatoire.

Vérification approfondie d’antécédents

Québec impose depuis le 1er janvier aux compagnies de taxi de vérifier les antécédents criminels des cinq dernières années chez leurs chauffeurs. M. Guillemette répond que son entreprise fait la même chose, mais remonte beaucoup plus loin, c’est-à-dire jusqu’aux 18 ans du chauffeur. L’entreprise vérifie aussi le dossier de conduite et l’état mécanique du véhicule.

Pas d’échange d’argent

Après une course UberX, le montant est débité automatiquement de la carte de crédit de l’utilisateur qu’il a préalablement enregistrée dans l’application. Pas d’échange d’argent, pas de petite caisse dans la voiture, ce qui est la cause de plusieurs conflits, vols ou même agressions dans les taxis.

Mais les taxis traditionnels ne sont pas en manque d’arguments non plus. Avec UberX, «qui est derrière le volant? Qu’est-ce qui arrive en cas d’accident?» demande Félix Tremblay, porte-parole de Taxi Coop à Québec, invitant au passage M. Guillemette à relire la définition de «monopole» puisqu’il y a de la concurrence dans l’industrie du taxi. Dans les voitures de taxis, l’identité complète des chauffeurs est affichée.

Les assurances

Félix Tremblay émet de sérieux doutes sur l’éligibilité à une couverture d’assurance lors d’un transport par UberX puisque le service est clairement illégal au Québec. À preuve, Contrôle routier Québec a déjà saisi sept véhicules. L’Autorité des marchés financiers et le Bureau d’assurance du Canada suggèrent la prudence aux chauffeurs et surtout de vérifier leur couverture auprès de leur assureur. Uber répond que l’entreprise est dotée d’une assurance de 5 millions $ qui couvre les personnes, les voitures et tout ce qu’il y a autour en cas d’accident.

Légal et vérifié

Le taxi est un monde fortement réglementé. Les chauffeurs doivent obtenir un permis spécial, les voitures sont contrôlées et leur pratique surveillée par le Bureau des transports de Contrôle routier Québec. Évidemment, Uber échappe à toute réglementation actuellement, ce qui fait dire à M. Tremblay qu’on doit les croire sur parole. «Ils disent de belles paroles, mais après, on n’a aucune capacité de vérifier ce qu’ils disent».

Des crimes des deux côtés

Uber est banni de la ville de New Delhi, en Inde, à la suite d’allégations voulant qu’un chauffeur ait violé une femme âgée dans la vingtaine. Trois chauffeurs d’Uber sont visés par des allégations d’agressions sexuelles à Boston, deux à Chicago.

On trouve plusieurs exemples du genre dans les médias dans le monde, comme on trouve aussi plusieurs exemples d’agressions commises sur des chauffeurs — qu’on se rappelle le meurtre d’Hygin Veilleux en Beauce —, mais aussi des agressions commises par des chauffeurs.

Une demande d’accès à l’information faite par la radio CJAD a révélé que la police de Montréal a traité 179 plaintes d’agressions sexuelles faites par les chauffeurs de taxi de 2004 à 2014 et que ce nombre a presque triplé entre 2011 (10) et 2014 (27). Les policiers ont pu identifier les suspects dans moins d’un cas sur deux.

Source: journaldemontreal.com
 
 
Des propriétaires de taxi au Saguenay-Lac-Saint-Jean ont manifesté devant les bureaux de l'adjoint parlementaire du premier ministre pour la région, Serge Simard, mardi matin.

Les propriétaires de taxi s'inquiètent de la popularité grandissante de ce qu'ils appellent « les transporteurs illégaux », des conducteurs sans permis de taxi qui s'affichent sur Internet et offrent de transporter des clients d'un endroit à l'autre sans passer par un répartiteur, en demandant un tarif fixe pour leur course.

Pour sensibiliser le gouvernement à leur cause, les chauffeurs de taxi ont accroché un drapeau jaune sur leurs véhicules et remettront des cartons explicatifs aux clients.

La propriétaire de Taxi 2151 de l'arrondissement de La Baie, Carole Dallaire, affirme que les règles doivent être les mêmes pour tous.

« Au Québec, on est régi, souligne-t-elle. Ça prend des permis de boisson, des permis de loterie, des permis de taxi pour faire du transport rémunéré. Nous ce qu'on veut, c'est que la loi soit appliquée et que pas n'importe qui s'improvise soit sur des sites Internet comme LesPAC, Kijiji, etc. Maintenant, on peut trouver toutes sortes d'annonces où des gens s'improvisent pour faire du transport rémunéré. »

Ailleurs au Québec, les taxis dénoncent l'application Uber pour les téléphones intelligents qui permet d'appeler un taxi sans passer par un répartiteur.

Des services faciles à trouver

En quelques clics sur des sites de petites annonces, la journaliste de Radio-Canada a pu trouver des services d'accompagnement, de voiturier ou de covoiturage rémunéré.

Ceux qui offrent ainsi leurs services ignorent bien souvent que cette pratique est illégale.

Pour détenir un permis de taxi, les chauffeurs doivent débourser entre 80 000 $ et 240 000 $.

« On doit se conformer aux lois, rappelle Carole Dallaire. Les inspections, les vérifications mécaniques, les antécédents judiciaires, on doit payer plus cher d'immatriculation, d'assurances. Ce que je dis, si nous on fait tout ça, il faut que ceux qui font de l'illégalité aient des amendes, que les voitures soient saisies. »


Source: radio-canada.ca
 
 
MONTRÉAL, le 23 févr. 2015 /CNW Telbec/ - Le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM) salue l'offensive de sensibilisation du public que mèneront de mardi à dimanche plus de 5000 propriétaires de voiture de taxi à travers le Québec afin de dénoncer les conséquences néfastes du transport illégal et ses risques pour la sécurité du public.

À l'initiative du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT) et avec le soutien du RTAM, ces chauffeurs sillonneront les rues des municipalités du Québec avec un carré de tissu jaune accroché à la vitre de leur voiture. Ils distribueront de plus un message à leur clientèle.

« Les compagnies de transport illégal font fi de la réglementation et des lois du Québec, elles font fi de la profession de chauffeur de taxi, une profession qu'il faut savoir mieux reconnaître et qui fait vivre de nombreuses familles au Québec », affirme Mario Denis, coordonnateur du RTAM.

« Il faut respecter le travail de ces chauffeurs qui ont raison d'être inquiets et de se sentir menacés. La réglementation n'est pas respectée, elle n'est pas appliquée par les gouvernements et cela induit une concurrence déloyale à des gens qui ont acquis chèrement des permis légaux de transport dont la valeur pourrait s'en trouver diminuée du fait de l'inaction des gouvernements ».

De plus, le RTAM rappelle qu'au-delà du permis, les chauffeurs de taxi sont régis par la Commission de transport du Québec, qu'ils doivent suivre un cours, détenir un permis de chauffeur, détenir une voiture de moins de cinq ans, s'inscrire à la TPS et à la TVQ, se soumettre périodiquement à une inspection mécanique et détenir une assurance valide, le tout dans le but de protéger le public. Si un accident survient pendant un transport illégal, les passagers ne sont pas couverts.

Dans les circonstances, le RTAM demande aux autorités publiques d'appliquer la loi interdisant le transport illégal et de resserrer les contrôles fiscaux des entreprises de transport violant systématiquement la loi et les réglementations en vigueur.

Le RTAM est un regroupement de travailleurs autonomes dans le secteur du taxi, du camionnage et de l'immobilier affilié au Syndicat des Métallos. Il représente 2000 chauffeurs de taxis de partout au Québec. Il intervient régulièrement sur les enjeux économiques et sociaux ainsi que sur des projets de politiques publiques liés à l'amélioration des professions dans les secteurs du taxi, du camionnage et de l'immobilier.

SOURCE Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM)

 Renseignements : Jocelyn Desjardins, Service des communications, RTAM (Métallos), 514-604-6273
 
 
(Québec) Uber n'est pas seule à passer par Internet pour concurrencer l'industrie du taxi. Des «chauffeurs privés» utilisent les sites de petites annonces pour offrir leurs services. Moyennant rétribution, ils se disent prêts à vous conduire partout.

Alors que les projecteurs sont braqués sur l'entreprise californienne Uber, qui met désormais son application Web et des chauffeurs particuliers à la disposition des gens de Québec, un observateur nous fait remarquer qu'il y a d'autres transporteurs «illégaux» en ville.

Une petite recherche sur le site de petites annonces Kijiji permet d'identifier rapidement des contrevenants à la Loi sur les transports et la Loi concernant les services de transport par taxi, qui obligent tous les conducteurs faisant du transport rémunéré de personnes à posséder un permis. Celui-ci coûte autour de 200000 $ et s'accompagne d'obligations (vérification des antécédents criminels, formations, vérifications mécaniques, etc.).

Seulement dans les 10 derniers jours, six «chauffeurs privés» se sont affichés sur Kijiji, où il y en avait déjà une bonne liste. Il y en a quelques-uns aussi sur le site lespac. Tous sont actifs dans la région de Québec. Certains sont disponibles en tout temps, d'autres le soir et les fins de semaine seulement. L'un précise qu'il veut ainsi payer ses études. Un autre souligne qu'il est «père de cinq enfants» et donc «de confiance».

Nous en avons contacté quelques-uns. Le premier à rappeler, quelques heures après l'envoi d'un courriel, a commencé par s'enquérir de notre besoin : ponctuel ou périodique? Il n'a pas voulu avancer de tarif avant de savoir à qui il avait affaire. Quand notre statut de journaliste a été dévoilé, l'homme a affirmé qu'il travaillait avec un ami chauffeur de taxi et que lui-même n'était «pas commercial». Il a même fini par dire qu'il conduisait gratuitement des personnes âgées ayant besoin de se rendre à l'hôpital.

Boucler les fins de mois

Nous avons aussi joint un couple qui dit transporter des gens pour «se faire un petit peu d'argent pour les fins de mois». Pour une course fictive du quartier Saint-Roch jusqu'à Sainte-Foy, la dame a proposé un prix de 30 $. «Si vous trouvez ça trop cher, on va mettre ça moins cher, c'est pas si loin», a-t-elle ajouté devant notre hésitation. Interrogée à savoir s'il fallait un permis, notre interlocutrice a répondu que non. «On fait ça comme ça, pas souvent, de temps en temps», a-t-elle justifié.

Interrogé sur le phénomène, Éric Santerre, porte-parole de Contrôle routier Québec, a répondu que les contrôleurs routiers connaissent et consultent ces sites et que leurs recherches peuvent «mener à des interceptions». «Juste par le libellé, on voit bien que ce n'est pas du covoiturage», a-t-il insisté à la lecture des annonces. «Tu deviens une forme de taxi illégal.»

Depuis que Contrôle routier Québec a procédé à la saisie des véhicules de deux chauffeurs d'UberX, M. Santerre espère qu'il y ait «peut-être des gens plus gênés de s'afficher».

Source: lapresse.ca
 
 
MONTRÉAL, le 23 févr. 2015 /CNW Telbec/ Mardi, les travailleurs de l'industrie du taxi amorceront à travers tout le Québec une démarche de sensibilisation auprès de la population afin de la prévenir des risques liés au transport illégal. Une majorité de véhicules arboreront pendant plusieurs jours un foulard jaune, couleur associée à la sécurité, et distribueront un feuillet résumant les principales menaces liées à ce phénomène inquiétant.

« Depuis plusieurs mois, la multiplication d'individus et d'entreprises qui s'improvisent illégalement comme transporteurs met autant à risque la sécurité des citoyens que la pérennité d'une industrie qui offre un service fondamental à la population du Québec », rappelle Dory Saliba, président du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT), initiateur de cette démarche panquébécoise.

Rappelons que l'industrie du taxi est strictement encadrée par plusieurs lois et règlements, principalement pour protéger les usagers. Les permis, les tarifs, les territoires, les antécédents, les assurances, la formation, la qualité des voitures : tout doit être vérifié et autorisé. Même les changements technologiques.

Les citoyens se feront rappeler quelques vérités à propos du transport illégal :

  • C'est l'absence de tarif fixe. Les prix changent aux minutes et ne respectent aucune réglementation. Les citoyens n'ont aucun recours en cas d'abus.
  • C'est l'absence de revenus déclarés. Cet argent échappe aux impôts du Québec. En travaillant au noir, les individus qui transportent illégalement ne déclarent ni revenu, ni taxe.
  • C'est l'absence de sécurité. Il y a de fortes chances qu'un véhicule ne soit pas couvert par les bonnes assurances et que son chauffeur ne possède ni formation adéquate, ni vérification de ses antécédents.
  • C'est l'absence de respect. Puisque le chauffeur illégal sait qu'il risque d'être arrêté et son véhicule remorqué à n'importe quel moment, il devrait avoir la décence de le mentionner au client avant de commencer son déplacement. Ce qui n'a jamais été observé, malgré les saisies.
« Les pouvoirs publics ont souvent répété l'importance de contrer le transport illégal. Il faut désormais passer davantage de la parole aux actes. Les règles doivent être les mêmes pour tout le monde. L'industrie a grandement amélioré ses services au cours des dernières années, tant en termes technologiques qu'en termes de relations avec le public. Elle souhaite poursuivre ce travail, mais toujours en respectant les lois », a rappelé M. Saliba.

À propos du CPCDIT

Le CPCDIT est un organisme à but non lucratif créé en novembre 1995 par des compagnies et des coopératives de taxi désireuses de contribuer au développement de l'activité transport au Québec. De la dizaine d'organisations professionnelles réunissant des opérateurs du secteur, le CPCDIT se distingue par le fait qu'il accueille dans ses rangs les représentants de l'industrie du taxi des 17 régions administratives du Québec. 

SOURCE Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT)

 Renseignements : CPCDIT, Danielle Cyr, Directrice générale, Bureau : 450-646-4450, Cellulaire: 438-820-2270,info@cpcdit.ca